"Ce crime a été commis en France, par la France". Soixante-dix ans après la rafle du Vel' d'Hiv', François Hollande s'est placé ce dimanche dans les pas de Jacques Chirac, qui fut le premier président à reconnaître la responsabilité de la France dans la déportation des juifs de France. Plus de 13 000 Juifs avaient été arrêtés à Paris les 16 et 17 juillet 1942 par la police française, parqués au Vélodrome d'hiver, un stade près de la Seine, puis déportés à Auschwitz. "La reconnaissance de cette faute a été énoncée pour la première fois, avec lucidité et courage, par le président Jacques Chirac, le 16 juillet 1995", a souligné le chef de l'Etat dans l'introduction de son discours. Ce crime "fut aussi un crime contre la France, une trahison de ses valeurs. Ces mêmes valeurs que la Résistance, la France libre, les Justes surent incarner dans l'honneur", a-t-il ajouté.
Un évènement méconnu des jeunes
Un travail de mémoire utile si l'on en juge les résultats d'un sondage CSA réalisé pour l'Union des étudiants juifs de France (UEJF) qui montrent que la nouvelle génération ne plus cet évènement de la seconde guerre mondiale. En effet, 67% des 15-17 ans, 60% des 18-24 ans, et 57% des 25-34 ans répondent " non " à la question: " Avez-vous déjà entendu parler de la rafle du Vel d'Hiv? ". Une méconnaissance jugée "impressionnante et troublante" par Jonathan Hayoun, président de l'UEJF. "Moins d'un tiers des étudiants savent que c'est la police française qui a procédé aux arrestations et il est inquiétant de constater que cette page primordiale de l'histoire de notre pays est si méconnue aujourd'hui, alors même que l'antisémitisme explose", avait-il déclaré au Parisien en début de semaine.
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