Assistant à la cérémonie de fin d'études d'une promotion d'officiers de police, le ministre e l'Intérieur a une nouvelle fois insisté sur son souci d'améliorer l'image des forces de l'ordre.
Le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a souhaité vendredi que les policiers aient sur le terrain une «présence visible et rassurante» et à nouveau proscrit le tutoiement qu’il n’accepte pas.
«Vous devez faire preuve d’une présence visible et rassurante», a lancé le ministre aux 66 nouveaux officiers de police, dont 22 femmes, de la 16ème promotion de l'école nationale supérieure des officiers de Cannes-Ecluse (Seine-et-Marne) dont il a présidé la sortie.
S’il a souligné qu’en tant qu' «élu de banlieue», il «n’ignore rien de l’irrespect, de l’arrogance de certains», le ministre de l’Intérieur a exhorté les nouveaux officiers à «conserver en toute circonstance (leur) sang-froid», en proscrivant «le tutoiement que je n’accepterai pas».
Il les a également appelés à pratiquer une «gestion professionnelle et pédagogique» de leurs interventions parce que «cela contribue à créer du respect et une police respectée est plus efficace».
Cela devrait aussi permettre de contribuer au «lien de confiance entre la population et la police qui a été ces dernières années trop oublié», a-t-il regretté.
Pour autant, «il n’y a pas une ville, un quartier, un square, un hall d’immeuble où la loi du plus fort, celle des caïds, des trafiquants, ne doit venir se heurter aux lois de la République», a poursuivi Manuel Valls.
Le ministre est revenu sur la mort par balle d’un jeune multirécidiviste en fuite le 21 avril dernier à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis), qui a valu au policier qui avait tiré d'être mis en examen pour homicide volontaire.
«Cette affaire a provoqué un profond émoi au sein de la police», a rappelé le ministre.
En attendant que la justice se prononce «en toute indépendance», a-t-il dit, «il faut étudier dans quelle mesure, lorsque les fautes personnelles (...)
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