Des études sociologiques ont déjà montré que sur internet les gens ont tendance à se regrouper entre personnes du même sexe, de la même race, du même niveau de vie... Aujourd'hui, des pychologues de l'université d'Indiana disent avoir prouvé qu'il existe au moins une autre forme d'homophilie : les gens heureux tweetent ensemble et les malheureux restent entre eux.
Ils ont analysés les tweets de plus de cent milles personnes sur six mois et les ont classé selon leur "subjective well being", ce qui en gros veut dire que quand quelqu'un écrivait beaucoup de mots comme "joyeux" et "youpi" leur logiciel savait reconnaitre les signes du bonheur et les classait parmi les personnes heureuses et qu'il rangeait parmi les gens malheureux ceux qui avaient plus tendance à écrire "triste" ou "suicide". Evidement ce sont des psychologues professionels alors leur lexique comptait beaucoup de mots comme ça.
Ce qu'ils ont trouvé, c'est que les gens heureux avaient plus de communications avec les autres gens heureux, et qu'il en allait de même pour les malheureux. Evidement, la méthode est plutôt grossière : outre le fait que leur algorithme serait bien incapable de détecter le sarcasme et l'ironie, les psychologues procèdent à un raccourci facile entre "positivité" et "bonheur". Twitter est bourré de personnal branders qui passent leur temps à faire semblant que tout est génial et d'autres dont le fond de commerce est au contraire la destruction de tout ce qui bouge. Au final, quand ils posent leur smartphones, qu'est-ce qui nous permet de dire lequel se sent le plus heureux (a part de regarder lequel a gagné le plus de followers ?).
A défaut de savoir faire la part des tweets ironiques, hypocrites et sincères, tout ce qu'on peut dire, donc, c'est que sur Twitter une ségrégation se fait vaguement entre les gens "positifs" et "négatifs", mais ce n'est pas avec ça qu'on obtient une bourse, où qu'on fait les gros titres.



