L'étudiante lyonnaise Sevil Sevimli en échange Erasmus à l'université Anadolu d'Eskisehir (à 300 km au sud-est d'Istanbul), détenue depuis mai en Turquie pour des liens supposés avec une organisation clandestine d'extrême gauche, a été libérée lundi à Ankara, a annoncé l'une des responsables du comité de soutien et ami d'enfance de l'étudiante. Le comité de soutien à la jeune femme de 20 ans avait lancé ce week-end une pétition pour demander sa libération en raison de la dégradation de son état de santé.
" Cet après-midi (lundi), des gardiens sont venus la voir avec ses trois autres camarades dans leur cellule. Ils leur ont dit "vous prenez vos affaires et vous sortez" ", a déclaré à l'AFP l'amie d'enfance de Sevil Sevimli. " En ce moment (lundi soir), elle est à Eskisehir et dîne avec sa mère, son petit frère, sa soeur et ses trois camarades " libérées avec elle, a ajouté son amie, qui a pu parler à la jeune femme dans la soirée. " On ne sait pas encore quand elle reviendra en France, on ne sait pas si elle a le droit de rentrer. On ne sait rien sur ses conditions de liberté ", a par ailleurs expliqué la jeune. Les proches de Sevil Sevimli ne savent notamment pas de façon certaine si son procès est maintenu et si elle sera tenue d'y assister.
En partenariat avec l'université Lyon II dans laquelle elle menait une licence information et communication, Sevil Sevimli était partie étudier en Turquie dans le cadre du programme Erasmus. La jeune fille a été arrêtée pour avoir assisté à un concert et participé aux manifestations du 1er mai. Les autorités du pays ne reconnaissant pas sa double nationalité - elles la considèrent seulement Turque - l'étudiante risque douze ans de prison.
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