Le tribunal de commerce de Quimper doit rendre, mercredi 1er août, sa décision sur le devenir du groupe volailler Doux : il devra trancher entre une offre de reprise et le plan de continuation du PDG Charles Doux, deux scénarios impliquant de nombreuses suppressions d'emplois.
Le tribunal pourrait aussi décider de prolonger la période d'observation du groupe, le temps de permettre à Charles Doux de finaliser son plan de continuation.
Des milliers d'emplois sont en jeu : 3.400 salariés chez Doux, quelque 800 éleveurs, 2.000 personnes employées par des sociétés de transport travaillant pour le groupe, et les nombreux sous-traitants.
Deux offres de reprise
Sur la quinzaine d'offres de reprise déposées, deux options principales se détachent.
La première émane du consortium Sofiprotéol - l'établissement financier de la filière huiles et protéines végétales - qui regroupe des acteurs français du secteur volailler, privés et coopératives : Glon Sanders (filiale de Sofiprotéol), Duc, LDC, Terrena, Tilly-Sabco et Triskalia, dont certains ont fait des offres individuelles. L'offre de Sofiprotéol prévoit de reprendre 2.707 salariés et d'en reclasser 371 dans ses filiales, soit une solution pour 3.078 salariés sur un total de 4.195 salariés en CDI et CDD.
Une réorientation de la stratégie du groupe est également mise en avant : "pour répondre davantage à la demande du marché français, la production de produits frais devrait être augmentée de 1 million de poulets par semaine. La production de poulets congelés exportés serait diminuée d'autant", a indiqué Sofiprotéol, présidé par Xavier Beulin, également patron du principal syndicat agricole (...)
Lire la suite sur Le Nouvel ObservateurLe tribunal tranche aujourd'hui sur l'avenir du groupe Doux
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