Isabelle Gaston, l'ex-femme de Guy Turcotte, a abordé avec beaucoup d'émotion et de courage le deuil de ses enfants, assassinés par le cardiologue en 2009.
D'emblée, Guy A Lepage lui a demandé comment elle se portait. «C'est toujours une question qui est difficile d'apporter une seule réponse, dit-elle. Je considère qu'avec ce qui m'est arrivé, je vais bien. Mais je ne serai plus jamais la même personne.»
Guy Turcotte a été reconnu criminellement non responsable pour cause de troubles mentaux, un verdict pour lequel Isabelle Gaston ira en appel. L'ancien docteur sera réévalué prochainement par les médecins de l'Institut Philippe-Pinel. Il pourrait être libéré ou retourner en institution.« Personne ne va me convaincre que cette personne-là n'est pas dangereuse.» Il n'a jamais démontré d'empathie, affirme-t-elle et ni de regrets. «Je crains pour moi.»
Isabelle Gaston a également déploré le peu de soutien offert aux parents d'enfants assassinés. Elle a eu droit à des sommes dérisoires, et à dix séances de psychothérapie «sans possibilité de prolongation». Elle a fait de cette cause, ainsi que de l'amélioration des services offerts aux victimes d'actes criminels, un de ses chevaux de bataille.
Elle a partagé les moments éprouvants qu'elle a vécu en 2009. «Quand j'ai su que mes enfants étaient décédés, la première chose que je me suis dit, c'est que je devais aller les bercer», explique-t-elle, les sanglots dans la voix. «J'ai supplié le policier de me dire ce qui leur était arrivé. [?] On ne me répondait pas.»
Lorsqu'elle a su qu'ils avaient été tués, Isabelle Gaston a demandé à voir leurs corps. «Je veux que vous les mettiez sur la table. Et je veux voir ce qui est arrivé à mes enfants. J'ai touché chacune des plaies. Après, la colère est venue. Après, la culpabilité.»
La voix chevrotante, les larmes aux yeux, dans un silence respectueux, elle a raconté comment elle vit maintenant son quotidien. Comment elle pense parfois à la mort. Comment elle aimerait de nouveau avoir des enfants. Pour garder espoir.
Nanette Workman
La chanteuse Nanette Workman était de passage à «Tout le monde en parle» pour présenter son nouvel album, «Just Gettin' Started».
Elle a raconté comment Guy A Lepage l'avait battue au poker, lors d'une partie particulièrement serrée. Elle a également expliqué avoir poursuivi Maple Leaf, qui a utilisé son duo avec Boule noire «Aimer d'amour», pour une publicité de saucisses. «Je n'ai pas aimé du tout. [?] Parfois, les artistes se font exploiter.»
Nanette Workman a longtemps consommé de la drogue. Elle a notamment fait de l'acide avec Roger Waters. «On est allé dans un grand magasin de lits d'eau. Sa femme s'est mise à crier parce qu'elle pensait qu'elle allait se noyer.» Elle a aussi avoué que sa relation avec Johnny Hallyday a été «autodestructrice».
Alexandre Barette
L'humoriste Alexandre Barette présentera à compter du 13 février son premier spectacle solo au Théâtre Saint-Denis, «Alexandre Barette….et personne d'autre!».
«Tout le monde prend de l'argent dans le processus. De remplir le Saint-Denis, je me disais que j'allais faire du gros cash. Pas du tout!», lance-t-il en riant.
C'est en voyant un spectacle de Patrick Huard qu'il a eu une illumination : il voulait être humoriste. Il se destinait au départ à être joueur de tennis. En un mois, il a préparé un numéro et a été admis à l'École nationale de l'humour du premier coup.
Il anime au réseau V les émissions «Atomes crochus» et «Taxi payant». Il avoue que le cinéma, qui ne l'attirait pas auparavant, présente pour lui de plus en plus d'attraits. Il a par ailleurs joué dans Coloc.tv, diffusé à MusiquePlus.
Bernard Drainville
Bernard Drainville, député péquiste de Marie-Victorin, s'est dit optimiste quant à l'avenir du Parti québécois. «L'esprit d'équipe n'a jamais été aussi bon qu'il l'est présentement.»
Il estime que Pauline Marois, qui a récemment obtenu le surnom de la «Dame de béton», jouit d'une bonne réputation auprès des Québécois. «Je sens beaucoup de respect pour Pauline Marois.» Quant à Gilles Duceppe, il affirme qu'il «n'est pas un rival». Il a réitéré qu'il était «toujours le bienvenu» au sein du PQ, et que le parti serait plus fort avec lui.
Une fusion du PQ avec Québec Solidaire a été discutée dernièrement dans les rangs du parti. «On a suffisamment de choses en commun pour s'entendre, dit Bernard Drainville. Il faut défendre nos systèmes publics, qu'il faut avoir un bon rapport de force avec le gouvernement de Stephen Harper…»
Stephen Harper est l'ennemi à abattre, affirme Drainville, encore plus que Fançois Legault et Jean Charest.
Sabine Venturelli et Hadi Qaderi
L'avocate en immigration Sabine Venturelli et le docteur en sciences politiques Hadi Qaderi ont partagé leur avis sur le verdict de culpabilité des Shafia ainsi que leur propre expérience de la culture afghane.
«J'étais soulagée. Il fallait que justice soit faite», indique d'emblée Sabine Venturelli. Elle s'est occupée du dossier d'immigration de la première femme de Mohammad Shafia, Rona. L'avocate estime qu'elle a subi de la pression afin que Rona retourne en Afghanistan.
Elle croit que les nouveaux arrivants ne sont pas assez informés de la culture du pays d'accueil. «Les ressources ne sont pas suffisamment adaptées», croit-elle. Elle affirme que le choc culturel peut être très fort pour les immigrants, qui sont confrontés à des réalités nouvelles et déstabilisantes.
Hadi Qaderi a appelé pour sa part la communauté afghane à ne pas rester impassible devant des situations de violence. Mme Venturelli a affirmé que les ressources manquent cruellement aux filles qui vont chercher de l'aide. «C'est très délicat. On est au milieu de deux cultures.» L'urgence d'agir n'est souvent pas comprise, déplore-t-elle.
Serge Bouchard
L'anthropologue et écrivain Serge Bouchard fait paraître un nouveau livre, «C'était au temps des mammouths laineux», aux éditions Boréal.
«Je pense à ça, la mort. Je pense souvent à ça. Parfois je me dis que ça sera peut-être la dernière fois que je vais manger du fromage la nuit.» Même s'il vieillit, il n'est pas question pour Serge Bouchard d'arrêter de travailler. «J'ai besoin de travailler. Faire de la radio [à Radio-Canada], c'est bien important. Il y a bien des gens qui font ça, gagner leur vie.»
L'écrivain vit depuis des années une très grande passion pour le Grand Nord et les peuples autochtones. Il craint que le Plan Nord ne défigure la beauté du territoire. «Ma passion du nord, c'est aussi une passion des paysages du Nord, de la taïga. [?] Dans l'histoire, quand on fait de l'argent, on démolit tout.»
Stéphane Tétreault
Le violoncelliste Stéphane Tétreault joue depuis quelques semaines sur un instrument Stradivarius, prêté par une riche mécène qui désire garder l'anonymat. Le musicien de 18 ans affirme que jouer sur ce violoncelle de 300 ans, d'une valeur de 6 millions de dollars, l'inspire. «C'est tellement un outil sur lequel on s'exprime. Il a une âme.» Il doit prendre soin de manière particulière de l'instrument. Il achète même un billet d'avion à plein prix pour son violoncelle!
Étudiant en musique à l'Université de Montréal, il multiplie les concerts et les collaborations avec des orchestres. «Depuis que j'ai dix ans, j'ai ce rêve d'être soliste violoncelliste. C'est un rêve d'enfant, mais c'est ce que j'aimerais [faire].»



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