Le directeur central du renseignement intérieur (DCRI) Bernard Squarcini a affirmé vendredi au Monde qu'il était «impossible» d'aller plus vite pour arrêter Mohamed Merah à Toulouse.
«Nous nous posons forcément la question : est-ce qu'on aurait pu faire différemment? Est-ce qu'on a raté quelque chose ? Est-ce qu'on a été assez vite? Mais il était impossible de dire dimanche soir : "C'est Merah, il faut aller l'attraper"», a déclaré le patron de la DCRI.
Mohamed Merah «n'avait d'ailleurs pas prévu d'attaquer l'école juive lundi matin. Selon ses déclarations lors du siège par le Raid, il voulait tuer un autre militaire, mais il est arrivé trop tard. Et comme il connaît bien le quartier, il a improvisé et a attaqué le collège-lycée Ozar-Hatorah», rappelle Bernard Squarcini.
La DCRI, créée en 2008 sur le modèle du FBI, est critiquée par une partie de la classe politique dans sa gestion de l'affaire Merah. Elle avait surveillé le tueur au scooter après ses séjours de 2010 et 2011 en Afghanistan et au Pakistan ne décelant pas, selon elle, une dangerosité nécessitant une surveillance appuyée comme elle le fait régulièrement avec d'autres apprentis jihadistes ou réseaux.
Au retour de Merah d'Afghanistan en 2010, «nous faisons une enquête pour voir ce qu'il vaut. Mais il n'y a rien. Pas d'activisme idéologique, pas de fréquentation de la mosquée», a encore dit le numéro 1 du Renseignement intérieur.
Comment expliquer, demande le Monde, que quelqu'un jugé inoffensif en novembre devient un tueur potentiel en mars : «C'est quelque chose d'atypique, d'irrationnel et de violent. Mohamed Merah, c'est quelqu'un qui a un comportement violent dès sa petite enfance, qu'on ne peut rattacher à aucune typologie.»
«Il n'y avait aucun élément permettant de l'appréhender» avant son passage à l'acte, a assuré le Premier ministre François Fillon (...) Lire la suite sur Liberation.fr
A Toulouse, le Renseignement aux abonnés absents
Merah, un drame en questions
Toulouse : François Fillon défend la DCRI
Lyon : les poubelles débordent, pas de solution en vue à la grève


