Les dirigeants français, allemands, italiens et espagnols sont tombés d'accord pour la mise en place de cette taxe, affirment Hollande et Merkel. De même, ils proposent d'attribuer 1% du budget européen à la relance économique.
La taxe sur les transactions financières verra bien le jour, mais pas à l’échelle européenne. Les dirigeants italien, français, allemand et espagnol se sont mis d’accord vendredi à Rome sur l’adoption de la taxe sur les transactions financières, qui ne pourra se faire qu’au niveau d’un petit nombre d’Etats, ont indiqué Angela Merkel et François Hollande. «Je suis ravie qu’ici, nous quatre nous soyons engagés pour la taxe sur les transactions financières, car les populations dans nos pays ont l’impression que la crise a commencé sur les marchés financiers et qu’ils n’ont pas contribué assez à la solution», a déclaré la chancelière allemande lors d’une conférence de presse, à l’issue du mini-sommet Italie-France-Allemagne-Espagne.
«Nous sommes ici d’accord sur cette taxe», a renchéri le président français. «Elle ne peut être envisagée que sous la forme d’une coopération renforcée et je ferai en sorte, avec mes partenaires, que le Conseil européen nous autorise à faire cette coopération renforcée» afin de la «mettre en place le plus rapidement possible», a ajouté Hollande.
A quelques centaines de kilomètres de là, à Luxembourg, les 27 ont constaté vendredi leur désaccord à ce sujet, ouvrant la voie à une initiative en ce sens d’un plus petit nombre d’entre eux, dont l’Allemagne et la France. «La taxe sur les transactions financières proposée par la Commission n’obtient pas, comme cela est requis, le soutien unanime des Etats», a constaté la ministre danoise des Finances, Margrethe Vestager, qui présidait la réunion. «Voilà où nous en sommes, et j’ai constaté qu’un nombre important de pays avaient exprimé leur soutien à une coopération renforcée sur ce sujet», a-t-elle ajouté.
Une coopération renforcée requiert la participation d’au moins (...)
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