Les offensives de l'armée syrienne se poursuivent, alors que le plan de paix de Kofi Annan entre en vigueur ce mardi. Moscou assure que Damas a commencé à le mettre en application, ce que nient Londres et Paris.
L'armée syrienne bombardait mardi plusieurs localités, faisant de nouveaux morts, en dépit des assurances de Damas sur un retrait partiel de ses troupes et l'application du plan de l'émissaire international Kofi Annan.
Mais la France et la Grande-Bretagne ont immédiatement accusé le régime de Bachar al-Assad de ne pas avoir tenu parole, le plan Annan prévoyant avant toute chose le retrait des chars des villes mardi au plus tard.
A Moscou, le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a assuré que la Syrie avait commencé à mettre en oeuvre le plan Annan, appelant toutefois son allié à être «plus actif» et «plus ferme» dans son application, lors d'une conférence de presse avec son homologue Walid Mouallem.
Le chef de la diplomatie syrienne a assuré de son côté que Damas avait «déjà effectué» le retrait d'unités militaires «dans certaines provinces».
«Le cessez-le-feu doit commencer avec l'arrivée d'observateurs internationaux», a-t-il ajouté, alors que l'ONU conditionne l'envoi de ces observateurs à l'arrêt des violences.
La France a qualifié ces affirmations de «nouvelle expression d'un mensonge flagrant et inacceptable», tandis que pour Londres, Damas semble «n'avoir aucune intention de tenir ses engagements». La communauté internationale avait déjà accusé le régime de ne pas tenir ses promesses.
Homs bombardée
Sur le terrain, aucun retrait des forces n'a été constaté, a indiqué Rami Abdel Rahmane, président de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), qui a recensé mardi 17 morts, notamment sept civils à Homs (centre), bombardée comme plusieurs autres localités.
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