L'aviation syrienne a mené, lundi 29 octobre, les raids les plus violents depuis son entrée en action cet été alors que le cessez-le-feu qui aurait dû entrer en action pour la fête musulmane de l'Aïd al-Adha a été un échec cuisant.
"Il n'y a pas eu de cessez-le-feu du tout à Alep. En fait, les combats ont été encore pires qu'avant", affirme le blogueur Edward Dark. "Hier, les rebelles ont lancé une offensive majeure contre le quartier général de la sécurité du régime dans le quartier de Zahra, dans l'ouest de la ville. On estime à un millier le nombre de combattants impliqués", a-t-il souligné mardi matin. "Et puis les Kurdes ont pris les armes pour défendre leur quartier contre l'Armée libre dans la ville" ce qui a encore augmenté l'intensité des combats.
La répression s'est également accrue. Depuis vendredi, date du début prévu de la trêve, plus de 400 personnes ont été tuées dans le pays et le médiateur international Lakhdar Brahimi a lui-même admis que la situation ne fait qu'empirer, parlant de "guerre civile".
"Il y a eu plus de 60 raids au cours de la journée à travers le pays, notamment dans la région de Damas et à Idleb (nord-ouest). C'est l'utilisation la plus violente de chasseurs-bombardiers depuis l'entrée en action de l'aviation" fin juillet, a affirmé Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).
"Guerre d'extermination"
Le Premier ministre du Qatar, Hamad Ben Jassem Al-Thani, a estimé lundi soir que ce conflit sanglant n'est pas une guerre civile mais une "guerre d'extermination" contre le peuple syrien avec la complicité de la communauté internationale.
"Ce qui se produit en Syrie n'est pas une guerre (...)
Lire la suite sur Le Nouvel ObservateurEn Syrie, des raids de l'aviation sans précédent



