Où en est l'opposition syrienne ? Mercredi matin, alors que le président du Conseil national syrien, principale structure de l'opposition en exil, était auditionné à Paris par la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale, un nouveau mouvement d'opposition était fondé à quelques centaines de mètres de là.
Effritement, divisions, le CNS, qui était présenté comme la structure censée représenter l'ensemble de l'opposition ou presque, a perdu au fil des mois un nombre important de ses membres, jusqu'à sa porte-parole Basma Kodmani le 28 août dernier.
Randa Kassis, fondatrice du nouveau "Mouvement de la société pluraliste" a elle aussi quitté le Conseil national syrien il y a quelques mois : "Je ne suis pas là pour critiquer le CNS, mais celui-ci est manipulé par un parti qui, depuis pas mal de temps, finance des islamistes extrémistes en Syrie. C'est pour cela que je l'ai quitté", justifie l'écrivaine syrienne.
Minorités
Le nouvel acteur qu'elle présente sur la scène des opposants syriens en exil s'adresse en priorité aux minorités dans le pays, instrumentalisées par Bachar al-Assad qui s'est toujours posé, comme son père, en tant qu'Alaouite, en protecteur des minorités.
"Nous devons travailler avec tous ceux qui croient toujours à la laïcité et au pluralisme dans ce pays pour avoir ensuite, après la chute de Bachar al-Assad, une boussole politique. Nous avons commencé pour cela à travailler avec les Comités locaux de coordination. Nous voulons avoir une coopération avec toutes les composantes de la société syrienne et notre mouvement allie des Syriens alaouites, druzes, kurdes, syriaques, sunnites laïcs… de toute la (...)
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