Damas s'est dit prêt mardi 16 octobre à étudier la proposition de cessez-le-feu de l'émissaire international Lakhdar Brahimi qui a lancé un appel à une trêve en Syrie à l'occasion de la fête musulmane d'Al-Adha fin octobre.
Entretemps, les troupes du régime cherchaient, à coups d'intenses raids aériens, à reprendre aux rebelles une région clé pour le passage des renforts militaires vers le nord de la Syrie, déchirée par plus d'un an et demi de conflit.
"La Syrie est prête à explorer cette option", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Jihad Makdissi, interrogé sur le fait de savoir si Damas allait répondre à l'appel de Lakhdar Brahimi lancé aussi aux rebelles, qui n'ont pas encore réagi.
Mais, a-t-il souligné, pour mettre fin aux violences, les insurgés, qualifiés de "terroristes" par le régime, et leurs appuis étrangers doivent être aussi impliqués. "Nous avons hâte de parler avec M. Brahimi pour voir quelle est la position des autres pays influents auxquels il a parlé lors de sa tournée (...) Vont-ils faire pression sur les groupes armés qu'ils hébergent, financent et arment, de façon à ce qu'ils respectent le cessez-le-feu ?", a-t-il dit.
Lakhdar Brahimi effectue depuis la semaine dernière une tournée régionale pour tenter de trouver une issue à la guerre civile en Syrie déclenchée par la répression brutale d'une contestation populaire née en mars 2011. Après une visite en Arabie saoudite, un royaume très critique envers Damas, il s'est rendu en Turquie, qui soutient les rebelles syriens et accueille certains commandants sur son sol. Il s'est rendu (...)
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