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    «En Syrie, si vous allez à l’hôpital, on vous envoie en prison»

    «En Syrie, personne ne peut aller dans un hôpital. Si vous y allez, soit vous êtes amputé, soit vous êtes envoyé en prison, même blessé», témoigne anonymement un patient syrien devant la caméra de Médecins sans frontières. L’ONG a recueilli, du 30 janvier au 6 février, quinze témoignages de médecins et patients syriens qui ont réussi, par leurs propres moyens, à quitter le pays et à se faire soigner en Turquie, au Liban ou encore en Jordanie où MSF gère un hôpital destiné, à l’origine, à accueillir les réfugiés irakiens.

    «Dès les premiers mois qui ont suivi le début de la contestation, MSF a été interpellé par des Syriens vivant aussi bien en Syrie qu’à l’extérieur, et notamment de personnel médical», explique Dounia Dekhili, responsable adjointe des opérations d’urgence pour l’association. Selon elle, la médecine est devenue en Syrie une véritable arme de répression qui rend les possibilités d’action extrêmement limitées en raison des nombreuses entraves empêchant la prise en charge des blessés. «Les manifestants blessés sont traqués jusque dans les hôpitaux, poursuit-elle. Le personnel médical qui tente de prendre soin d’eux subit d’énormes pressions.»

    De plus en plus de blessés renoncent ainsi à se rendre dans un hôpital public, préférant rester terrés chez eux, même avec des blessures graves. «Au début des manifestations, nous envoyions les blessés dans les hôpitaux publics, mais il nous a été dit que les manifestants blessés étaient torturés ou maltraités. Beaucoup étaient même tués», raconte un médecin syrien. Le matériel médical - poches de sang, anesthésiants, antibiotiques, instruments chirurgicaux et respirateurs- fait cruellement défaut. «Tout le système a été mis en place pour empêcher d’apporter des soins. Les pharmaciens sont aussi soumis à des menaces s’ils vendent ces produits en dehors des structures publiques», analyse Dounia Bekhili.

    Face à cette répression généralisée, des médecins ont tenté de s’organiser en réseau en dehors des (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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    • Behar  •  il y a 3 mois
      ENCORE DE LA PROPAGANDE OCCIDENTALE CONTRE LA SYRIE ! que les occidentaux VEULENT occuper comme ils occupent l'Afghanistan, l'Irak, la Libye...
      • may il y a 3 mois
        De la propagande??et bien apres avoir enterré mes 6 jeunes cousins assassiné par les forces loyaliste d' Al Assad je t'assure que ce n'est pas de la propagande

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