ACTIVITÉS DE VOS AMIS

    Symbole

    Le printemps érable ressemble au printemps arabe. Répression comprise. Dans cette démocratie que l’on croyait avancée, des centaines d’étudiants ont été arrêtés, menottés et détenus pour avoir manifesté. Une loi d’exception, justement surnommée «matraque» et qui semble appartenir à la panoplie d’une dictature style Biélorussie ou Azerbaïdjan, limite désormais le droit de manifester, d’association et d’expression. Tout rassemblement de plus de 50 personnes est soumis à une autorisation de la police. Comme si la répression pouvait répondre à un mouvement de masse vivace et festif qui réunit étudiants protestant contre la hausse des droits d’inscription en fac et la société civile outrée par les méthodes du gouvernement. Comme pour les révolutions arabes, Twitter et les réseaux sociaux détournent cette loi scélérate qui a finalement décuplé le soutien au mouvement étudiant. Mais, le gouvernement de Jean Charest reste sourd, refusant de discuter des droits d’inscription, devenus le symbole d’un libéralisme qui gagne et corrompt la société québécoise, cet îlot de social-démocratie en Amérique du Nord. Les étudiants et leurs parents manifestent parce qu’ils sentent qu’un modèle de vivre ensemble est menacé. Comme le clame une chanson des rebelles : «On a mis quelqu’un au monde, on devrait peut-être l’écouter.»



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    Punir et laisser pourrir, le choix risqué de Charest
    Repères
    L'essentiel
    «On a été arrêtés, menottés, fouillés un par un»
    «La presse locale est contre nous, mais pas les gens»
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