Trois mois seulement après sa défaite, Nicolas Sarkozy est sorti du silence qu'il s'était lui-même imposé. Par un "communiqué diffusé depuis Paris", l'ex-président fait savoir qu'il s'est entretenu avec le chef de l'opposition syrienne, Abdel Basset Sayda. "Ils ont constaté la complète convergence de leurs analyses sur la gravité de la crise syrienne et sur la nécessité d'une action rapide de la communauté internationale pour éviter des massacres", relate le texte. Ou encore Nicolas Sarkozy et Abdel Basset Sayda "sont convenus qu'il y a de grandes similitudes avec la crise libyenne". Une critique ouverte de la politique menée sur ce dossier par son successeur socialiste François Hollande, qu'il taxe sans le dire d'immobilisme.
"Nicolas Sarkozy voulait rester actif et présent dans la succession de l'UMP"
Une incursion, en plein mois d'aout, pendant les vacances de l'actuel président dans le Var, qui n'a guère plu aux socialistes. Laurent Fabius, actuel ministre des affaires étrangères a fait part de son étonnement, Martine Aubry a employé le terme d'"irresponsable".
"Cela démontre, s'il en était nécessaire, que Nicolas Sarkozy voulait rester actif et présent dans la succession de l'UMP", tacle Jean-Christophe Cambadélis.
A droite, la sortie de Nicolas Sarkozy semble réveiller un peu l'opposition. Tandis que Fillon et Copé sont tournés vers le congrès, l'ex-chef d'Etat occupe à nouveau l'espace qu'il avait laissé vacant, celui de leader de la droite.
Plusieurs responsables du parti ont embrayé le pas à Nicolas Sarkozy. L'ancienne ministre Nathalie Kosciusko-Morizet qui dénonce les réactions "méprisantes" des socialistes à l'encontre de Nicolas Sarkozy explique que "pour Nicolas Sarkozy, (...)
Lire la suite sur Le Nouvel ObservateurLa sortie de Nicolas Sarkozy sur la Syrie réveille la droite
SYRIE. Quand Sarkozy donne des leçons à Hollande
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