Le duel s’annonce serré entre la cacique du PS et le dissident Olivier Falorni.
Pour Ségolène Royal, la promenade de santé tourne au parcours du combattant. Olivier Falorni, le dissident socialiste qu’elle doit affronter en duel dans la 1re circonscription de Charente-Maritime au second tour, est «né Rochelais, travaille et vit ici», comme il le martèle depuis des mois. Mais «il y a déjà eu un siège à La Rochelle, et il s’est mal fini. Ils sont tous morts de faim plutôt que de se livrer», rappelait hier un dirigeant socialiste.
«Falorni est dans une logique personnelle et obsessionnelle, destroy et no future», s’inquiétait un proche de l’ex-candidate à la présidentielle. L’intéressé jure qu’il ne reculera pas et qu’il gagnera. «Je suis à une marche d’être élu», jugeait-il hier après-midi, juste avant de déposer sa candidature à la préfecture. Au premier tour, la présidente de la région Poitou-Charentes est certes arrivée en tête avec 32% des voix, mais elle ne compte que trois points d’avance sur Falorni (28,9%), qui peut compter sur les réserves de voix de la droite, dont certains leaders appellent à voter pour lui afin de sortir Royal (lire ci-contre). Car en focalisant l’attention des médias, la chute de la présidente de Poitou-Charentes amortirait celle de la droite, tout en mettant à mal le schéma élaboré par François Hollande : faire de «Ségolène» la première présidente de l’Assemblée nationale. Tout un symbole.
Battage. Hier, la direction du PS a donc sorti l’artillerie lourde «pour sauver le soldat Royal», ironisait Falorni. Dès le matin, Martine Aubry et Harlem Désir, numéros 1 et 2 du parti, lui ont successivement demandé de «retirer sa candidature, comme la règle» le prévoit à gauche pour le candidat arrivé en seconde position. Signe que l’heure est grave, la première secrétaire du PS a annulé un déplacement prévu dans le Gard pour aller soutenir son ex-rivale au congrès de Reims.
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