Un simple roman à l'origine d'une tension entre deux des plus grandes puissances mondiales, ça semble difficile à croire. Le gouvernement brésilien, prétendument insulté dans un livre, serait pourtant sur le point d'envoyer une lettre à l'ambassade américaine du Brésil pour demander des excuses officielles. L'objet nuirait à l'image du pays, informe le site Publishers Weekly, citant le journal le plus important du Brésil, O Globo.
Seven Days in Rio, de l'Américain Francis Levy, publié chez Two Dollar Radio, dresserait un portrait beaucoup trop négatif du pays et de ses habitants, selon la secrétaire de l'organisme en charge du combat contre la violence envers les femmes au Brésil, Aparecida Gonçalves, également à l'origine de la réclamation d'excuses officielles. Elle avance que les Brésiliens devraient « être bien traités, même dans la fiction ».
Il faut dire que Seven Days in Rio raconte l'histoire d'un comptable américain qui tente d'entamer une relation sérieuse avec une prostituée dans la deuxième plus grande ville du Brésil, alors que l'auteur n'y a, de son propre aveu, jamais mis les pieds - pas plus qu'il n'a effectué de recherches. Cela n'a pas empêché le roman, ouvertement satirique, de recevoir des critiques élogieuses de la part de journaux tels que le New York Times et Vanity Fair.
L'éditeur Eric Obenauf affirme que ni lui, ni l'auteur, n'ont pour l'heure été contacté par le gouvernement brésilien. Ils auraient seulement reçu un appel, la semaine dernière, d'une journaliste d'O Globo,Cristina Tarddguila. Cette dernière aurait pris connaissance du livre de Francis Levy sur le site officiel de Chuck Palahniuk, The Cult. Et se serait alors empressée de se le procurer en format PDF, avant le faire passer à Aparecida Gonçalves. « Je ne vois pas comment ils (le gouvernement brésilien) auraient pu en entendre parler autrement », a déclaré Obenauf à Publishers (...)
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