La nouvelle opposition semble presque s'ennuyer en ce milieu d'été. En cause : le menu de la session parlementaire extraordinaire qui s'est achevée mardi 31 aout. Une session parlementaire pas si extraordinaire selon les députés UMP qui dénoncent pêle-mêle le détricotage des mesures phares de Nicolas Sarkozy, l'absence de propositions du nouveau gouvernement seulement trois mois après son accession au pouvoir et les augmentations d'impôts.
"C'est une session parlementaire qui a été quasi exclusivement consacrée à défaire ce qui a été fait, défaire, annuler, abroger, casser sans rien construire", a jugé l'ancienne porte-parole de campagne de Nicolas Sarkozy, Nathalie Kosciusco-Morizet sur Europe 1.
"Défaire tout ce qu'à fait Nicolas Sarkozy"
L'ancienne plume de l'ex président, Henri Guaino est sur la même ligne : "je dirai qu'on n'a pas fait grand chose mais qu'on a beaucoup défait: la politique du gouvernement c'est défaire tout ce qu'a fait Nicolas Sarkozy, c'est devenu une fin en soi".
Dans le cadre du projet de loi de finances rectificative, la nouvelle majorité a effectivement signé l'arrêt de mort du "travailler plus pour gagner plus", promesse du candidat Sarkozy en 2007 et enterré avec lui la "TVA sociale" et les heures supplémentaires défiscalisées.
Une session "nocive"
"Non seulement cette session n'était pas indispensable, elle a voté la somme gigantesque de 7,2 milliards d'impôts supplémentaires, mais elle est dangereuse, elle est nocive, parce qu'elle vient handicaper encore un peu plus la compétitivité de l'économie française, c'est-à-dire le maintien de l'emploi en France", a de son côté regretté l'ancien président de l'Assemblée (...)
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