Croyez-vous vraiment qu'un infarctus du myocarde, ou la découverte d'une maladie grave comme un cancer soient des motifs suffisants pour renoncer aux comportements qui sont à leur origine ? Eh bien pas du tout ! On sait bien que le fait d' « arrêter de fumer après un infarctus du myocarde, diminue de moitié le risque de récidive » explique le Dr Jason Newson, de l'Université d'Etat de l'Oregon à Portland (USA). Or selon une étude qu'il vient de publier avec son équipe, seulement 40% des patients abandonnent la cigarette après un premier infarctus. Et seuls 19% de ceux chez lesquels on a diagnostiqué un cancer du poumon renoncent au tabac....
Mené sur plus de 11 000 patients de 50 à 85 ans souffrant de maladies chroniques, ce travail démontre leurs difficultés à modifier leurs comportements. Leurs résultats, publiés dans les colonnes du Journal of Gerontology, Series B : Psychological Sciences and Social Sciences, sont éloquents…
Moins d'alcool, mais pas plus d'exercice physique
Selon les chercheurs, « il n'y a pas d'amélioration significative du pourcentage de patients pratiquant une activité physique régulière, c'est-à-dire trois fois par semaine ». Ce constat serait lié à « la condition physique de ces malades, souvent dégradée ».
Concernant l'alcool en revanche, les scientifiques notent une « diminution significative de la consommation journalière moyenne ».
Jason Newson par ailleurs, rappelle que « même après le diagnostic d'une pathologie (grave), ces changements améliorent la qualité de vie, réduisent le risque de récidive ou de complication et allongent l'espérance de vie ». C'est pourquoi « des efforts importants doivent être entrepris pour aider cette population à mettre en œuvre – et surtout à et maintenir - ces changements ».
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