Tous contre lui, champions de la pensée unique... Le président-candidat multiplie les attaques contre la presse.
Honte aux «commentateurs», haro sur les «experts» qui «se regardent le nombril» et «sont invités sur les plateaux», champions de la «pensée unique» «claquemurés dans leur bureau».
Depuis quelques semaines, et particulièrement depuis le premier tour, Nicolas Sarkozy se paie la presse. Légitime défense, veut se défendre le Président, convaincu que «le système médiatique» mise sur sa chute. Les médias, mis dans le même sac, multiplieraient les «coups tordus» contre lui, auraient «décidé» sa défaite et lui intenteraient un «procès stalinien» au motif qu’il parle aux électeurs FN. De quoi accréditer sa posture «de candidat du peuple» contre «les élites».
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A chaque discours, avec son le couplet antimédias, le candidat se taille un succès croissant. Sifflets garantis. Les partisans rencontrés dans les salles des meetings reprennent les critiques à l'encontre des journalistes : «très antisarko», «de parti pris», «de mauvaise foi», etc. Entendus mardi au meeting du 1er mai: «Pravda», «faux culs», «journalistes en Corrèze», «pétainistes vous-mêmes» en allusion à la une de l’Humanité. Au Trocadéro, Marine Turchi, journaliste de Mediapart, a été agressée par des sympathisants UMP, «secouée» et traitée de «sale gauchiste», s’est vue arracher son badge presse et son appareil photo, comme le relate ici Edwy Plenel. La journaliste, qui suit la droite, a porté plainte.
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Avant que Sarkozy commence son discours en chargeant les «insulteurs», Pascal, militant UMP, reprochait aux journalistes de «harceler» son candidat : «Tout ça parce qu’il dit une vérité que votre milieu refuse d’entendre.» «Ils vont finir par l’assassiner», s’emballe un autre. «Ils sont trop subjectifs, trop (...)
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