En politique, il est des rendez-vous fort opportuns. Défaite aux législatives de juin à La Rochelle, Ségolène Royal n’avait aucune envie d’apparaître à l’université d’été du PS, fin août dans la même ville, alors que son tombeur Olivier Falorni, dissident du PS, a bénéficié, selon elle, de certaines complaisances socialistes. Pour ne pas avoir à prononcer le discours d’accueil en tant que présidente de la région Poitou-Charentes et puissance invitante, Royal a un peu tordu son agenda officiel. Alors qu’elle avait accepté de se rendre au XXIVe congrès de l’Internationale socialiste (IS), qui commence au Cap le 30 août, l’ancienne candidate à la présidentielle, par ailleurs vice-présidente de l’IS, a choisi de s’envoler pour l’Afrique du Sud dès le 23 août. Et ce pour multiplier les contacts sur place. Manière aussi de pouvoir invoquer une raison quasi officielle afin de justifier son absence de La Rochelle par autre chose qu’une simple bouderie.
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