La socialiste a la main trop lourde en dressant le bilan chiffré du sarkozysme.
«Beaucoup de choses vont mal dans notre pays, les plans sociaux, le chômage - 1 000 chômeurs de plus par jour -, la réduction du pouvoir d’achat, les inégalités criantes - 10% des Français se sont enrichis, les plus grandes fortunes se sont enrichies, et tous les autres se sont appauvris.»
Ségolène Royal, dimanche, sur France 5
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La réalité n’est pas brillante, pourquoi ne pas la décrire de façon encore plus sombre. Dans ce classique du discours politique, c’est Ségolène Royal qui s’est illustrée dimanche dernier, lors de l’émission C politique sur France 5. Géraldine Muhlmann demandait à la présidente de Poitou-Charentes et candidate aux législatives si l’antisarkozysme allait rester un argument de communication de la gauche, après la présidentielle. «Si Nicolas Sarkozy avait tout bien fait, il aurait été réélu. Là, il n’a pas été réélu», répond alors Royal, avant de dresser un bilan accablant de l’action du président sortant : «On sait que beaucoup de choses vont mal dans notre pays, les plans sociaux, le chômage - 1 000 chômeurs de plus par jour -, la réduction du pouvoir d’achat, les inégalités criantes - 10% des Français se sont enrichis, les plus grandes fortunes se sont enrichies, et tous les autres se sont appauvris -, les dégâts à l’Education nationale… Bref, l’antisarkozysme n’a pas été nourri par les socialistes, par la gauche, mais par la mauvaise gouvernance de notre pays.»
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Dans ce bilan sans concession de Sarkozy, Royal reprend plusieurs de ses tubes - certains rodés depuis la primaire socialiste. Mais si les tendances sont les bonnes, les chiffres, eux, ont une légère tendance à l’exagération. Ainsi faut-il vraiment choisir ses données et une période particulière pour s’approcher du chiffre de 1 000 chômeurs de plus par jour. En considérant la moyenne sur le dernier quinquennat, on arrive à une moyenne d’environ 650 demandeurs d’emplois (catégorie A, B, C) par (...)
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