NEW YORK (Reuters) - La Bourse de New York a clôturé en nette baisse vendredi, pénalisée par des indicateurs économiques mitigés et les commentaires du géant informatique Dell sur les perspectives mondiales.
L'indice Dow Jones des 30 industrielles a fini en recul de 171,22 points, soit 1,46%, à 11.543,96 points.
Le S&P-500, plus large, a perdu 17,85 points, soit 1,37%, à 1.282,83 points.
Le Nasdaq Composite, à forte pondération technologique, a reculé de 44,12 points, soit 1,83%, à 2.367,52 points.
Les volumes sont cependant restés limités avant le dernier week-end prolongé de l'été aux Etats-Unis. Wall Street sera en effet fermée lundi, jour férié à l'occasion du Labor Day.
Sur la semaine, le Dow et le S&P 500 ont perdu 0,7% et le Nasdaq a abandonné 2%.
Sur le mois, le Dow signe une progression de 1,5%, le S&P 500 a gagné 1,2% et le Nasdaq a avancé de 1,8%. Wall Street a bénéficié en août du recul des cours pétroliers, qui a procuré un certain apaisement aux investisseurs.
Dell a chuté de 13,8% à 21,73 dollars. Le deuxième constructeur informatique mondial a expliqué ses résultats décevants par une réduction des dépenses technologiques qui se propagent des Etats-Unis à l'Europe et l'Asie. .
Dans son sillage, les autres valeurs technologiques ont souffert, comme IBM qui a abandonné 2,29% à 121,73 dollars.
Les fabricants de semi-conducteurs ont en outre accusé le coup après la publication de perspectives prudentes de la part de Marvell Technology Group, qui fournit notamment des puces à Apple.
Marvell a perdu 4,4% à 14,11 dollars. Apple a cédé 2,42% à 169,53.
L'indice sectoriel des semi-conducteurs a reculé de 2,76%.
Le marché, qui reste très fragile, a réagi avec une grande volatilité aux indicateurs macroéconomiques du jour, assez contrastés.
L'indice des directeurs d'achats de la région de Chicago a affiché une hausse surprise pour le mois d'août et l'indice de confiance des consommateurs du Michigan est finalement ressorti en hausse plus forte que prévu, ce qui étaye l'idée d'une certaine résistance de l'économie américaine. Mais, les revenus des ménages se sont contractés en juillet, contre toute attente, et la consommation a ralenti tandis que l'indice PCE d'inflation, très surveillé par la Réserve fédérale des Etats-Unis, a continué à augmenter pour signer sa plus forte hausse en rythme annuel depuis février 1991.
Dominique Rodriguez
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