KABOUL (Reuters) - Le commandement des forces armées de la coalition internationale présente en Afghanistan dément avoir tué jeudi une cinquantaine de civils dans des raids aériens, ainsi que le disent plusieurs responsables afghans.
Un porte-parole de la police a indiqué qu'au moins quatre hommes avaient péri au cours de l'opération aérienne menée par la Force internationale d'assistance à la sécurité (Isaf). Des témoins évoquent de leur côté 17 blessés.
D'autres rapports ont toutefois contredit ces chiffres.
Le chef du district de Shindand, dans le sud de la région d'Herat, affirme qu'une cinquantaine de civils ont trouvé la mort au cours de ces raids de l'Otan, dans les villages de Farmakan et Bakhhtabad. Un chef de tribu locale, Haji Zalmai, a évoqué un bilan similaire, accusant directement la coalition d'être responsable d'une bavure.
Le commandement de l'Isaf a démenti ces accusations et a publié un communiqué, s'appuyant sur un rapport rédigé à l'issue de cette opération. "L'Isaf a mené une enquête exhaustive et rejette l'accusation selon laquelle elle aurait tué 50 civils dans le district de Shindand", dit ce document.
"Une enquête plus approfondie révèle que les frappes aériennes qui ont été menées cette zone se situaient au plus près à 13 km des deux villages en question", précise l'Isaf.
Jeudi, la coalition avait indiqué dans un premier temps avoir tué deux "chefs taliban" et "un nombre significatif d'insurgés", sans mentionner d'éventuelles victimes civiles.
Ismail Sameem, version française Olivier Guillemain

Afghanistan
L'actualité de l'Afghanistan
Copyright © 2008 Reuters
Copyright © 2008 Yahoo! Tous droits réservés.