MARSEILLE (Reuters) - Le trafic des ports du Havre, de Rouen et de Marseille était à nouveau perturbé vendredi par une grève de 24 heures.
Depuis la mi-avril, des grèves perlées et de 24 heures hebdomadaires perturbent l'activité des ports français à l'appel de la CGT, opposée aux modalités du plan de relance des ports autonomes qui a été examiné le 23 avril en conseil des ministres.
À Marseille, dans les terminaux pétroliers de Fos et Lavéra, un avitailleur, un chimiquier, 3 pétroliers de brut et 10 pétroliers de raffiné étaient quai en raison de la grève, selon la direction du PAM.
Un gazier, 8 pétroliers de brut et 5 pétroliers de raffiné étaient également en attente sur rade.
Dans le secteur marchandises de Fos, un minéralier, 4 cargos, 2 porte-conteneurs étaient à quai tandis qu'un cargo restait en attente sur rade.
Dans les bassins de Marseille, il n'y avait aucun porte-conteneur au terminal conteneurs.
Au Havre, vendredi matin, 100% des grutiers et portiqueurs ont suivi le mot d'ordre de la Fédération nationale des ports et docks (FNPD-CGT), selon la direction de la communication du port autonome.
Depuis le début du mouvement, "la grève a fait perdre environ 10.000 mouvements de conteneurs par semaine", a précisé un porte-parole.
Le personnel du port a cessé le travail pour 24h depuis vendredi 6h et fera à nouveau grève samedi à 15h pour 24h. Le mouvement n'a aucune incidence sur les hydrocarbures, les ferries et les paquebots.
À Rouen, la grève est suivie mais a des "conséquences relativement limitées", car le personnel du service de l'outillage (grutiers, portiquiers, cadres et administratifs) ne participe pas aux manutentions du vrac, ni à celles des hydrocarbures, a indiqué la direction du port.
Marc Parrad et Jean-François Rosnoblet

Copyright © 2008 Yahoo! Tous droits réservés.