PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a reçu mercredi à l'Elysée les députés de l'UMP pour un buffet à la mi-journée afin de marquer le premier anniversaire de son élection et de prendre le pouls de sa majorité.
Invités à venir échanger avec le chef de l'Etat, les élus sont arrivés par grappes dans la cour de l'Elysée après le conseil des ministres, la plupart la mine sérieuse et évitant les caméras.
C'est "une rencontre avec l'ensemble des députés pour parler de la suite, parce que Dieu sait que nous avons des sacrées perspectives de réformes à mettre en oeuvre. Donc on va se parler de tout ça", a déclaré le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Jean-François Copé.
Des voix s'élèvent dans les rangs de la droite pour critiquer le projet de réforme des institutions tel qu'il est présenté par le gouvernement ou l'assouplissement des critères d'implantation de grandes surfaces.
Prié par des journalistes de dire si les députés UMP avaient besoin d'être remobilisés, Jean-François Copé a répondu : "Mobilisés, on l'est carrément."
Sur le perron du palais présidentiel, Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement, jouait les maîtres de cérémonie.
Mardi soir, le chef de l'Etat n'a pas assisté à une soirée organisée par la direction de l'UMP avec des nouveaux adhérents du parti qu'il a présidé jusqu'à son élection, le 6 mai 2007.
Luc Chatel, le porte-parole du gouvernement, a fait valoir que Nicolas Sarkozy était "aujourd'hui le président de tous les Français."
"Ça ne veut pas dire qu'il a oublié sa famille politique. D'ailleurs, il va s'adresser à elle dans les prochains jours par un courrier personnel à chaque militant. Il reçoit les députés du groupe UMP à l'Elysée, donc il ne s'est pas coupé de sa majorité", a-t-il souligné.
Luc Chatel s'est efforcé de minimiser les discordances de ces derniers jours sur le projet de réforme des institutions.
LE TEMPS DES CERISES
"Nous sommes dans la phase où il y a des discussions entre le gouvernement et sa majorité pour permettre l'adoption de cette loi", a-t-il expliqué.
"C'est tout à fait normal que les députés râlent de temps à autre pour faire sentir au gouvernement qu'il n'est pas au-dessus de tout", a estimé pour sa part Jacques Myard dans la cour de l'Elysée. "Ça fait plaisir de râler de temps à autre", a ajouté le député dans un sourire.
Seule touche de couleur - et une des rares présences féminines - la députée d'Indre-et-Loire Claude Greff a apporté au président une cagette de cerises burlat, décorée d'un calicot bleu-blanc-rouge.
"Dans ma circonscription, on offre les premières cerises au président. C'était l'occasion", a-t-elle expliqué.
Au total, 320 élus avaient été invités pour cet "échange informel" mais à la veille d'un nouveau week-end prolongé, seuls 250 ont répondu présent.
Ils ont été reçus dans la salle des fêtes du palais présidentiel, où plusieurs micros ont été disposés pour leur donner la possibilité d'interroger le président après une brève allocution de bienvenue.
Mardi soir, Nicolas Sarkozy avait reçu les membres du gouvernement et leurs conjoints pour un cocktail sur la terrasse qui domine les jardins de l'Elysée. Les hommes sont repartis avec un vide-poche en métal argenté et les femmes avec un bouquet de fleurs, selon l'entourage du président.

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