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Taser France dément avoir fait "espionner" Olivier Besancenot

Reuters - Mardi 6 mai, 11h51

PARIS (Reuters) - Le directeur général de Taser France dément toute implication dans la filature et la surveillance dont le porte-parole de la LCR, Olivier Besancenot, aurait fait l'objet pendant plusieurs mois.

"On est tombés des nues. On n'a jamais demandé à suivre M. Besancenot. Dans quel but ? Sa vie privée ne nous regarde pas, on a autre chose à faire", a déclaré Antoine Di Zazzo à Reuters.

La Ligue communiste révolutionnaire a décidé lundi de porter plainte contre X après les informations de l'Express affirmant que l'ex-candidat à la présidentielle a été espionné pendant plusieurs mois par une officine privée de renseignement.

L'hebdomadaire a émis l'hypothèse selon laquelle l'affaire trouverait son origine dans le contentieux opposant Olivier Besancenot à la société commercialisant un pistolet à impulsion électrique, le Taser.

Lors de la campagne pour la présidentielle de 2007, le porte-parole de la LCR, craignant une utilisation massive et dangereuse, avait estimé que cette arme était responsable de "150" décès aux États-Unis.

Les dirigeants de Taser, qui assurent qu'elle se révèle inoffensive pour la vie humaine, ont intenté une procédure en diffamation contre Besancenot et l'audience doit avoir lieu en juin.

"Notre demande en justice est très précise, nous avons demandé à M. Besancenot quelles sont les éventuelles victimes du taser, nous voulons les noms, c'est tout", a dit Antoine Di Zazzo.

"Qu'il nous les donne par lettre recommandée, par téléphone ou à travers les médias, c'est la seule chose qu'on lui demande", a-t-il ajouté.

Interrogé lundi dans le journal de 20 heures de France 2, Olivier Besancenot a fait part de sa "surprise", de sa "révolte" et demandé que la "lumière soit faite" dans cette affaire.

"Je souhaite savoir si cette filature (...) a eu lieu, si oui qui l'a faite et puis dans ce cadre-là pouvoir m'exprimer un minimum, je pense que ce serait la moindre des choses", a-t-il déclaré.

À la question de savoir qui pourrait être à l'origine de ces agissements, il a répondu : "Je n'en sais strictement rien".

Selon l'Express, qui aurait obtenu copie du rapport de surveillance, la vie d'Olivier Besancenot et de sa compagne aurait été "épiée, disséquée et mise en fiches par une officine de renseignement privée" d'octobre 2007 à janvier 2008.

Une note résumerait les premières investigations sur le couple, jusqu'à l'emplacement exact de son appartement, tandis qu'une autre donne les détails de leurs comptes bancaires.

Gérard Bon

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