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L'UMP bat le rappel pour le service minimum à l'école

Reuters - Dimanche 4 mai, 12h56

PARIS (Reuters) - L'UMP appelle ses élus mais également ceux de l'opposition à mettre en place le service mimimum d'accueil dans les écoles lors de la grève des enseignants, le 15 mai prochain.

Après une première expérimentation en janvier, le ministre de l'Education, Xavier Darcos, a déclaré samedi qu'il souhaitait une nouvelle application de la mesure, qui figurait dans le programme présidentiel du candidat Sarkozy.

Fin janvier, environ 2.000 communes - sur les 22.000 ayant une école sur leur territoire - avaient participé au service minimum d'accueil.

Malgré ce chiffre relativement faible, Xavier Darcos s'était félicité d'une "brèche ouverte, non pas du tout contre le droit de grève mais vis-à-vis du service à rendre aux familles".

Le Journal du Dimanche cite des membres du cabinet du ministre prévenant que "si les négociations sur la généralisation n'aboutissent pas, on passera par la loi".

"C'est un engagement que nous avons pris qui est attendu par les parents d'élèves de droite comme de gauche dans toutes les communes de France", déclare le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre dans un communiqué.

Pour lui, il est dans l'intérêt des enfants "de ne pas subir une journée de plus loin de l'école" en mai, déjà marqué par de nombreux jours fériés. Les parents, eux, "ne peuvent être pénalisés une journée de plus" à rechercher une solution de garde.

Par ailleurs, le député UMP des Hauts-de-Seine demande au maire de Paris, Bertrand Delanoë, qui avait refusé d'appliquer le service minimum en janvier, "de prendre ses responsabilités et d'assumer ce pour quoi il a été élu: rendre service aux Parisiens" loin des partis-pris "idéologiques".

Bertrand Delanoë avait alors jugé "inconcevable de sous-traiter à une commune une responsabilité de l'Etat". L'opposition avait également dénoncé un contournement du droit de grève.

Dans un entretien au Journal du Dimanche, le secrétaire général de la FSU, principal syndicat de la Fonction publique, voit dans l'annonce de Xavier Darcos "un effet d'annonce en direction de la partie la plus fermée de sa majorité".

"C'est un chiffon rouge brandi pour cacher nos autres revendications", estime Gérard Aschieri.

"Beaucoup de maires n'avaient pas voulu y participer et pas seulement pour des raisons politiques mais parce qu'ils n'avaient pas, par exemple, le personnel de centre de loisirs nécessaire", rappelle le dirigeant syndical. "Si cet essai avait été concluant, le gouvernement en aurait fait beaucoup plus en termes de communication".

Laure Bretton

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