PARIS (Reuters) - Une élégante en tailleur de tweed noir à rayures blanches pousse les portes du 31 rue Cambon, un sac griffé de deux "C" entrelacés à la main.
La scène se déroulait vendredi matin au Grand Palais, à Paris, où Karl Lagerfeld avait recréé la façade de la légendaire boutique parisienne pour présenter la collection de prêt-à-porter Chanel de l'été prochain.
"Chanel, c'est un genre de rue, c'est la vie, c'est pour la vie. C'est ça que je trouvais intéressant, la femme pour tous les jours d'un certain temps", a déclaré le couturier allemand.
Les modèles arpentaient la rue devant des invités installés de part et d'autre du trottoir, d'où Laura Smet, Milla Jovovich, Virginie Ledoyen et Claudia Schiffer ont pu constater que le sac shopping poussait le chic jusqu'au cuir.
Du gris perle, du vieux rose et du noir investissent un vestiaire très couture, où les bijoux rivalisent avec les broderies scintillantes ou fleuries. Les jupes, comme les robes, effleurent le genou et les ceintures se nouent sous la poitrine.
Mais la jupe longue de gitane fait également son retour, assortie à une chemise et un boléro brodé. Les plus musiciennes pourront s'offrir le luxe d'une housse de guitare en cuir matelassé blanc.
L'élégante petite robe noire se décline en version pull ou s'enhardit d'amples manches blanches.
Pour le soir, Karl Lagerfeld a imaginé une longue robe empire noire fluidifiée par un voile de tulle ou encore une combinaison bustier portée sur une blouse large. Un modèle portait une délicate robe plissée près du corps, ennoblie par de longues chaînes bijoux autour de la taille.
Nouvelle fantaisie de Karl Lagerfeld, les collants se portent opaques jusqu'au genou, clin d'oeil au legging. "Ca s'appelle un collant à la française, ça voile le genou qui était le point faible dans l'esprit de Coco Chanel", a expliqué le créateur.
Camélia à la boutonnière et lavallière de bijoux, quatre modèles masculins en costume ont fermé la marche. "Ce sont mes fils adoptifs", a plaisanté Karl Lagerfeld. "Je les ai égayés avec un peu de scintillant, le bling-bling faisant partie du langage d'avant-crise."
L'infatigable Karl Lagerfeld, qui a récemment participé à une campagne de la sécurité routière, a déclaré à la presse avoir "une overdose de (lui)-même", même s'il est "flatté de ne pas pouvoir traverser la rue".
Édité par Gilles Trequesser
Mode
Toute l'actualité des défilés de mode et de haute-couture
Copyright © 2008 Reuters
Copyright © 2008 Yahoo! Tous droits réservés.