L'élu républicain qui a provoqué un tollé aux Etats-Unis en affirmant qu’une femme victime d’un «véritable viol» tombait rarement enceinte a présenté mardi ses excuses, refusant toutefois de céder à la pression de son parti pour retirer sa candidature au Sénat en novembre.
Les républicains craignent que ce scandale ne les empêche de récupérer à l’automne la majorité à la chambre haute et n’affecte un peu plus la cote de popularité auprès des femmes, déjà faible, de leur candidat à la Maison Blanche Mitt Romney.
Du reste, ce dernier est monté en première ligne mardi après-midi: «Les déclarations de Todd Akin étaient offensantes et erronées et il devrait étudier de près quelle conduite adopter dans l’intérêt de notre pays», a-t-il estimé dans un communiqué. «Aujourd’hui, les habitants du Missouri lui conseillent de se retirer, et je pense qu’il devrait suivre leur avis».
Représentant ultraconservateur du Missouri (centre), Todd Akin avait déclaré dimanche: «De ce que j’entends de la bouche des docteurs, la grossesse après un viol est très rare (...) S’il s’agit d’un véritable viol, le corps de la femme essaie par tous les moyens de bloquer tout ça».
Des déclarations qui ont scandalisé la classe politique, chez les démocrates comme chez les républicains, ces derniers le poussant fermement à se retirer de la course sénatoriale du 6 novembre.
En parallèle de l'élection présidentielle, un tiers du Sénat américain doit être renouvelé à cette date, tout comme la totalité des élus de la Chambre des représentants. Actuellement membre de la commission des Sciences de la Chambre, Todd Akin espère ravir le siège de l’actuelle sénatrice démocrate du Missouri, Claire McCaskill, candidate à sa réélection.
«J’ai utilisé les mauvais mots»
Selon les règles en vigueur dans l’Etat du Missouri, Todd Akin a jusqu'à mardi à 22H00 GMT pour annoncer s’il renonce à sa candidature. Mais pour l’heure, l'élu, connu pour son opposition farouche à l’avortement y compris en cas de viol, (...)
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