L’Etat consacre 16 milliards d’euros (près de 1 % du PIB) aux allocations logement destinées aux ménages modestes. Mais leur efficacité a décliné en raison de la hausse des loyers dans le privé. Le taux d’effort (part du revenu consacré au logement) est passé de 27,5 % en 2001 à 34,4 % en 2010 pour 2,3 millions de locataires du privé.
32,3%
Tel est le pourcentage de hausse des loyers subie par les locataires percevant des allocations logement pendant la période 2000-2010.
50%
C’est la hausse des loyers à la relocation à Paris entre 2001 et 2011, selon l’Observatoire des loyers de l’agglomération (+ 43 % en petite couronne).
«Le taux communal de logements sociaux sera porté à 25%, les amendes seront quintuplées.»
Jean-Marc Ayrault hier. Le Premier ministre veut relever le seuil de logements sociaux de 20 % à 25 %.
La France compte 27,8 millions de résidences principales : 16,1 millions de ménages sont propriétaires (58 %) contre 11,7 de locataires. Le parc public (HLM, sociétés d’économie mixte, foyers…) représente 5,1 millions de logements. Le privé, dont une partie sera soumise au décret d’encadrement à la relocation, en compte 6,6 millions.
Nombre de communesde l’agglomération concernées par l’encadrement des loyersSources ministère du Logement
Pour déterminer les zones dans lesquelles va s’appliquer l’encadrement des loyers, les experts du ministère du Logement ont retenu deux critères. Le décret concerne les agglomérations dans lesquelles les loyers ont augmenté deux fois plus vite que l’indice de référence (soit 3,2 % par an sur la période 2001-2010) et où les tarifs sont déjà supérieurs à la moyenne nationale majorée de 5 %, soit 11,10 euros/m2.
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