Les deux finalistes de la présidentielle ont tenté de faire valoir leurs points de convergences avec l'ex-candidat centriste, en particulier sur la discipline budgétaire, la moralisation de la vie publique et l'éducation.
Alors que la percée de Marine Le Pen et les 6,5 millions de voix qu’elle a totalisées dimanche hantent l’entre-deux tours, les deux finalistes de la présidentielle n’en oublient pas -complètement- les électeurs de François Bayrou. L’ex-candidat Modem (9,13% de suffrages) qui, contrairement à 2007, a annoncé son intention de prendre parti au lendemain du débat du 3 mai, avait adressé, mercredi, une lettre à François Hollande et à Nicolas Sarkozy pour faire entendre quelques une de ses revendications: «équilibre des finances publiques», «reconnaissance du pluralisme» politique, engagements sur la démocratie sociale, éducation, etc. Il a reçu, ce vendredi, deux réponses.
Tenant d’un gel total des dépenses publiques et d’une discipline budgétaire drastique, Bayrou s’est montré sceptique sur la volonté des deux candidats de redresser les comptes publics, jugeant leur prévision de croissance trop optimistes. Le candidat socialiste a expliqué, depuis Bourges, avoir rappelé à Bayrou ses propositions en matière de «sérieux budgétaire». Non pas l’inscription d’une règle d’or dans la Constitution, comme le préconise le centrise, mais «une loi de programmation».
Sarkozy insiste, lui, sur ce point de convergence. Favorable à la règle d’or, il prévoit, s’il n’avait pas la majorité pour la faire adopter en congrès, de la soumettre à référendum. Il tacle, au passage, son rival, opposant son projet «sur un chiffrage extrêmement précis et rigoureux» à celui du PS, qui envisage pour 2017 le retour à l’équilibre, «soit une augmentation de 35 milliards d'euros de la dette publique». «Je n’opposerai pas la réduction des déficits et la croissance», jure Sarkozy en réponse au reproche de Bayrou.
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