«Il est vraiment bon, bien meilleur qu’à la télé !» C’était mi-janvier dans une petite salle de Caroline du Sud, où Rick Santorum venait de faire une courte apparition, devant un public composé de supporteurs des Tea Parties. A peine applaudi à son entrée, il était ressorti sous les bravos, au grand étonnement des participants eux-mêmes. Comme toujours ou presque, il portait un pull débardeur, sa tenue de campagne préférée, qui ne lui donne pas une allure particulièrement chic mais le montre simple et proche du peuple. «Nous avons besoin d’un conservateur de conviction. Pas sur un seul sujet, pas de temps en temps, mais sur tous les sujets, tout le temps !» plaidait-il alors, se présentant comme cet «authentique conservateur», seul à même d’opposer une «vraie alternative» à Barack Obama.
Dérailler. A cette époque, Rick Santorum était dans l’ombre de Newt Gingrich, champion bien plus tonitruant des Tea Parties et vainqueur en Caroline du Sud. Son heure de gloire est venue mardi, avec trois victoires dans le Minnesota, le Colorado et le Missouri. Benjamin, à 53 ans, de la course républicaine pour l’investiture, Santorum réussit une fois de plus à faire dérailler la marche du favori, Mitt Romney.
«Nous représentons la meilleure des chances de battre Barack Obama», a plastronné Santorum hier sur CNN, assurant que cette triple victoire allait donner un nouvel élan à sa campagne. «Il s’est reproduit ce mardi ce qui avait joué en faveur de Rick Santorum en Iowa [un autre Etat très conservateur où il l’avait emporté début janvier, ndlr]. Mitt Romney et Newt Gingrich s’attaquent férocement, et ils laissent émerger un troisième candidat qui apparaît au-dessus de la mêlée, décrypte Eric Ostermeier, professeur de sciences politiques à l’université du Minnesota et auteur du blog SmartPolitics. Dans le Midwest et le Minnesota, les gens n’aime pas les attaques personnelles, et cela a profité à Santorum.»
D’origine modeste, fils d’immigré italien comme il aime le répéter, (...) Lire la suite sur Liberation.fr
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