Ce n'est pas parce que c'est l'été et que nombre d'entre nous partons en vacances au bord de la mer qu'il faut relâcher l'attention en matière de protection de l'environnement. À la plage aussi, des règles élémentaires qui confinent au savoir-vivre doivent être respectées.
Cela tombe sous le sens, mais il convient tout de même de le rappeler dans la mesure où les associations de défense de la nature qui nettoient les plages avec le concours de bénévoles - on pense ici à Surfrider Foundation – ont toujours autant de pain sur la planche : la plage et la mer ne sont pas des décharges à ciel ouvert ! Arrivé sur place avec tout l'attirail qui va bien, pensez en premier lieu à ne rien laisser traîner derrière vous et à limiter autant que possible votre production de déchets.
Les rebuts en plastique, lequel représente les quatre cinquièmes de la production totale de détritus, ne sont pas indispensables. Le plastique met en outre d'un siècle à un millénaire (!) pour se décomposer et peut avoir des conséquences parfois mortelles pour certaines espèces d’animaux qui auraient le malheur d'en ingérer. Aussi faut-il également collecter les éventuels déchets que vous apercevriez dans l'eau.
Les pieds plutôt que le moteur
Les canettes, elles, se décomposent totalement au bout de dix voire cent ans, tandis que les mégots deviennent complètement « inoffensifs » au bout d'un voire cinq ans. Partant de là, mieux vaut opter pour des conditionnements en verre (le verre peut se recycler indéfiniment). Il existe également des cendriers portatifs réutilisables, ainsi le MEGOPOCK, d'ailleurs distribué sur certaines plages françaises, de poche et conçu à partir de matériaux retraités.
Concernant la nourriture, privilégiez les emballages en carton. Afin de ne pas perturber davantage la faune et la flore, évitez également les activités motorisées bruyantes et polluantes (jetski, motocross, quad etc.) en dehors des zones dédiées. Pour votre santé, mieux vaut de toute façon pratiquer le beach-volley, le frisbee, le jogging ou le vélo, qui éliminent autrement plus de calories... La pêche, elle, peut être un bon moyen de sensibiliser le jeune public à la surexploitation des ressources halieutiques.
Ceux qui veulent soigner leur bronzage seront enfin inspirés de se protéger par le biais de laits solaires bio plutôt que via les huiles traditionnelles. Plus solubles dans l'eau, sans parfum, sans colorant ni substance chimique de synthèse, les premiers sont à l'heure actuelle ce qui se fait de mieux. Et pour les produits anti-moustiques, préférez les moyens comme l'huile essentielle de citronnelle. Naturelle et à l'impact environnemental moindre elle aussi...


