La rose socialiste a décidé de se mettre un peu à l'ombre dans le Pas-de-Calais. La direction du parti a annoncé la mise sous tutelle des instances de direction de la fédération départementale après avoir constaté des "dysfonctionnements lourds de sections dans une partie du département". Le couperet est tombé à l'issue du Bureau national mardi. La rue de Solférino veut reprendre la main sur sa "fédé 62".
La décision intervient après la parution d'un rapport de la commission présidée par Alain Richard (disponible sur le site de "la Voix du Nord") qui était chargée d'enquêter sur place. Selon le communiqué publié par le PS, le rapport "note avec force l’incapacité de la direction de la fédération à faire respecter les règles du Parti, tant en ce qui concerne le débat démocratique, le fonctionnement des sections, les désignations des candidats, la parité, la diversité, les accords avec les partenaires..."
"un mal nécessaire"
Pour Pierre Ferrari, dissident socialiste à Hénin-Beaumont, en guerre avec la fédération, c'est une première victoire : "Après 4 ans de combat, le rapport confirme le bien-fondé de notre lutte. Il faut faire le ménage. C'est un mal nécessaire. Il est indispensable d'en passer par là." De nombreux militants avaient quitté le PS à la suite de plusieurs scandales de corruption impliquant le maire d'Hénin-Beaumont Gérard Dalongeville. La situation du PS local a profité notamment au FN qui s'est implanté dans la ville du bassin minier. "La direction s'est rendu compte que partout où le PS a fauté, le FN a progressé", juge Ferrari.
Ceux qui dénonçaient à (...) Lire la suite sur Le Nouvel Observateur
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