Sandrine Ageorges-Skinner publie "Entre nos lignes. Lettre à Hank" éd. Stock, en librairie le 24 octobre.
Après seize années de correspondance, pourquoi avoir une nouvelle fois décidé, dans ce livre, de vous adresser à Hank ?
- D'abord parce que je ne suis pas auteure mais que c'est, en revanche, devenu mon métier de lui écrire. Ensuite parce que j'avais envie de revisiter avec lui des choses qu'on a pu oublier à la fois concernant notre histoire, ce qu'il a vécu lui ou des choses que moi j'ai vécu et dont il n'est pas forcément conscient. Il est passé tout près de la mort plusieurs fois et je me suis dit : c'est le moment.
L'idée c'était aussi de faire transparaître le ton de nos échanges qui sont sans tabou, même si, dans le livre, je n'ai pas pu aborder un certain nombre de sujets pour ne pas avoir de problème supplémentaire avec l'administration pénitentiaire avec laquelle nous avons suffisamment de problème comme ça. J'avais envie qu'il ait une vue d'ensemble de ce que j'ai voulu lui dire et de ce que je veux partager avec lui.
Que pense-t-il du livre ?
- Ca le fait rire et en même temps pas du tout parce qu'il ne lit pas le français. Il a vu la couverture du livre et il m'a dit "quand est-ce que tu m'envoies la version en anglais", mais je n'ai pas le temps, pour le moment, de faire la traduction et on ne sait pas encore si on va trouver un éditeur anglophone. Il est un peu inquiet de ne pas pouvoir répondre à des questions éventuelles de journalistes en fait.
Où en êtes-vous de votre bras de fer avec l'administration pénitentiaire pour pouvoir le visiter ?
- On a gagné. Hank a fait appel au mois de mai et on a gagné au mois de juin, j'ai donc pu aller le voir cet été. Evidemment, dès que j'ai (...)
Lire la suite sur Le Nouvel Observateur"Je me projette dans le futur avec ou sans Hank Skinner"



