PARIS (AP) — "Nous sommes prêts", assure Martine Aubry. Le projet du Parti socialiste pour l'élection présidentielle 2012 a été adopté samedi après-midi lors d'une convention nationale à Paris, à l'unanimité des quelque 2.000 délégués présents.
Cette adoption, après celles du conseil national du PS et des militants, marque une nouvelle étape dans la course à l'Elysée: dans un mois, le 28 juin, la phase des primaires s'ouvrira avec le dépôt des candidatures jusqu'au 13 juillet. Pour désigner leur champion, les militants et les sympathisants voteront lors d'un premier tour le 9 octobre.
Alors que tous les "éléphants" du parti avaient fait le déplacement à la Halle Freyssinet (XIIIe arrondissement), la patronne du PS Martine Aubry a martelé un message d'unité, devenue désormais une antienne depuis que Dominique Strauss-Kahn se débat avec la justice américaine, aiguisant les appétits internes. "Aujourd'hui, tous les socialistes sont là, unis, pour ne dire qu'une seule chose, à la fois simple et très forte: nous sommes prêts".
"Nous avons aujourd'hui la capacité à la fois de redresser la France, de remettre la justice au coeur même de la France et de la rassembler", a-t-elle ajouté, en redisant une nouvelle fois un peu plus tard à la tribune: "Je prendrai mes responsabilités", sans dire si elle participera ou non aux primaires.
Baptisé "Le changement", le projet socialiste propose notamment la création d'un grand impôt progressif prélevé à la source, 300.000 emplois jeunes et 10.000 postes de gendarmes et de policiers de proximité ou encore un plafonnement des loyers et une taxe éco-modulable.
Pour financer son programme, le PS entend annuler 50 milliards des 70 milliards d'euros de dépenses fiscales "inutiles" engagées par la droite depuis 2002. Le bouclier fiscal, la détaxation des heures supplémentaires, la TVA réduite dans la restauration seront ainsi examinés, tout comme les niches fiscales et sociales. Les dépenses inefficaces ou trop coûteuses seront supprimées ou recalibrées.
La moitié de ces 50 milliards sera affectée à la réduction de la dette et des déficits public, promet le PS. La seconde moitié, soit 25 milliards, ira financer les priorités comme la compétitivité, l'emploi, l'éducation, la santé et la sécurité. Le Parti socialiste table sur une croissance du PIB de 2,5% à partir de 2013. AP
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