D’abord, les campagnes sont aujourd’hui « transmedia » : on regarde les émissions politiques en lisant les commentaires sur twitter, on partage et on discute les extraits vidéos d’un meeting sur Facebook. Ensuite, le centre de gravité du débat public s’est déplacé vers les nouveaux médias : la blogosphère l’a acté lors du débat référendaire en 2005, et depuis, les médias sociaux sont le théâtre d’une conversation numérique permanente ou l’on parle de tout, et parfois de politique. Obama, enfin, a montré qu’internet permettait de recruter, organiser et outiller des volontaires pour faire une campagne… de porte à porte !
Des campagnes plus techniques avec des équipes professionnalisées
Ainsi, les campagnes, en particulier dans leur volet numérique, font de plus en plus appel à des compétences techniques. Réaliser une infographie pour illustrer le programme du candidat, réaliser un reportage vidéo d’une visite sur le terrain, développer de nouvelles applications de mobilisation, nécessitent des compétences en design, en développement, en vidéo, qui laissent de moins en moins d’espace à un militantisme à l’ancienne, bénévole, et mobilisable surtout le soir et le week end. Ainsi, les équipes de campagnes aujourd’hui sous traitent ces activités à des agences, comme le fait l’UMP ; ou recrutent fortement comme le fait l’équipe de François Hollande avec 35 personnes rien que pour la netcampagne, plus 10 coordinateurs régionaux pour l’organisation du porte à porte à la mode Obama.
Des campagnes plus distribuées qui doivent mobiliser au delà des militants, des sympathisants « supporters »
Mais à l’inverse de ce mouvement de professionnalisation, les campagnes sont aujourd’hui plus fortement distribuées que jamais : une fois qu’un contenu est produit par l’équipe de campagne, par exemple, son succès dépendra de sa capacité à être twitté, partagé sur Facebook, discuté sur un blog, etc., pour toucher le grand public. Or, seule une minorité de citoyens va sur les (...) Lire la suite sur Liberation.fr
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