Deux jeunes femmes ont fait face mardi 18 septembre, au premier jour d'un procès devant les assises des mineurs du Val-de-Marne, à quatorze hommes qu'elles accusent de viols en groupe dans des cités de Fontenay-sous-Bois quand elles avaient 15 et 16 ans, entre 1999 et 2001.
Les accusés nient, expliquant pour la plupart durant l'enquête que les plaignantes étaient consentantes. "On est innocent", murmure l'un d'eux, visage dissimulé derrière un gilet en laine en sortant de la salle d'audience où les débats se tiennent à huis-clos.
A l'exception d'un, détenu dans l'enquête sur le meurtre de sa compagne, ces désormais trentenaires comparaissent libres. Ils sont aujourd'hui dirigeants de petites entreprises, ambulancier, intérimaire, chauffeur-livreur, ou encore producteur de rap. Un quinzième est en fuite, vraisemblablement au Chili d'où il est originaire. Ils sont arrivés séparément au tribunal.
"Houleux"
Aujourd'hui âgées de 29 ans, les jeunes femmes abordent le procès avec "une attente de justice, pas un désir de vengeance", souligne leur avocate, Me Clotilde Lepetit. Si elles ont tardé à porter plainte, c'est par peur de briser la loi du silence, selon elle.
Accompagnées par leurs mères, les deux plaignantes, qui seront entendues mercredi, sont restées stoïques sur le banc des parties civiles en début d'audience, avant que le huis-clos ne soit ordonné la plupart des protagonistes étant mineurs au moment des faits.
Selon Me Arnaud Richard, qui défend un accusé, "le procès va être un peu houleux, chacun a sa position à défendre".
Nina a expliqué qu'elle avait 16 ans quand elle est violée une première fois au dernier étage d'une tour de la cité de la Redoute, par un (...)
Lire la suite sur Le Nouvel ObservateurProcès des tournantes : l'"attente de justice" des victimes
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