Voici les principales déclarations que le chef de l'Etat a formulées au Figaro Magazine.
Candidature. Le président Nicolas Sarkozy répond que "le rendez-vous approche". "J'ai dit que le rendez-vous approchait: il approche", répond le chef de l'Etat à la première question de cet entretien-fleuve, ajoutant: "Si la question est de savoir si j'ai réfléchi, sur le fond et sur la forme, ma réponse est oui. Comme pour toutes les décisions importantes, je prends le temps d'une réflexion longue et approfondie". "Sous la Ve République, de tous les candidats potentiels à l’élection présidentielle, il en est un qui a plus de devoirs et moins de droits, c’est le président. Il ne s’appartient pas. Il doit remplir pleinement les devoirs de sa fonction le plus longtemps possible. Je n'y dérogerai pas", fait valoir Nicolas Sarkozy. "Je remercie ceux de mes amis qui estiment que je devrais entrer en campagne plus tôt. Peut-être ont-ils raison? Peut-être même que cela aurait été mon intérêt? Mais avant mon intérêt, il y avait les devoirs de ma charge. Ce ne sont pas des cachotteries ni une forme de secret déplacé, c’est un raisonnement et une situation qui se sont imposés à chacun de mes prédécesseurs", a poursuivi Nicolas Sarkozy. Il réplique en outre à la gauche qui lui reproche d'être à la fois président et candidat. "En 1988, quand les uns et les autres étaient les collaborateurs de François Mitterrand, je ne me souviens pas qu'ils aient été choqués de devoir attendre jusqu'au mois de mars!", dit-il, évoquant l'annonce de candidature de François Mitterrand le 22 mars 1988 sur un plateau de télévision, un mois avant le premier tour. "Je leur suggère plutôt de proposer des idées aux Français au lieu d'être obnubilés par ce que je fais ou ce que je devrais faire", dit-il.
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