Toutes les réactions politiques après la victoire du candidat socialiste François Hollande qui est élu président de la République face au candidat UMP Nicolas Sarkozy, selon les instituts de sondage CSA (51,8% - 48,2%), TNS Sofres (52% - 48%) et Ipsos (51,9% - 48,1%).
22h45 : Martine Aubry s'exprime après la victoire de François Hollande.
21h35 : François Hollande, président de la République : "Les Français, en ce 6 mai, viennent de choisir le changement en me portant à la présidence de la République. J'en sais les exigences et à ce titre j'adresse un salut républicain à celui qui a dirigé la France pendant 5 ans. J'exprime ma profonde gratitude à toutes celles et à tous ceux qui ont par leur suffrage rendu cette victoire possible. Beaucoup attendaient ce moment depuis de longues années. Le changement que je vous propose doit être à la hauteur de la France, et il commence maintenant. Aux électeurs qui n'ont pas accordé leurs suffrages à ma candidature, qu'ils sachent bien que je respecte leurs convictions et que je serai le président de tous. Ce soir, il n'y a pas deux France qui se font face : il n'y a qu'une seule France réunie dans le même destin. Chacun sera traité dans la République à égalité de droit et de devoir. Aucun enfant de la République ne sera laissé de côté. Trop de rupture ont séparé nos concitoyens."

Marine Le Pen (Front national) : "Nicolas Sarkozy a participé à la victoire de François Hollande. (...) Les dirigeants UMP portent la responsabilité de l'échec de leur camp. Ni l'un ni l'autre (Hollande et Sarkozy) n'a la lucidité pour mettre en place un gouvernement pour lutter contre la crise."
Xavier Bertrand, soutien de Nicolas Sarkozy : "Le score de Nicolas Sarkozy montre que les choses ne sont pas aussi simples que ça. Je demande aux Français un vote d'équilibre. On voit bien que ce n'est pas aussi simple de dire que la France est à gauche. Mais les départements, les régions, les grandes villes, l'Elysée."
Ségolène Royal, soutien de François Hollande : "C'est une victoire claire et nette, surtout quand on se souvient de la dureté de la campagne où la droite avait cherché à faire peur."
Nicolas Sarkozy, président sortant : "Je souhaite de tout coeur que la France réusisse à traverser les épreuves à venir. Nous devons penser ce soir exclusivement à la grandeur de la France. C'est notre rôle. Je veux remercier tous les français qui m'ont fait confiance, les remercier de l'honneur qu'ils m'ont fait. Jamais je n'oublierai cet honneur. (...) Ensemble nous avons fait une campagne inoubliable. Je porte toute la responsabilité de cette défaite. Je suis le chef et quand il y a une défaite c'est le numéro 1 qui doit en assumer les conséquences. (...) Jamais je ne pourrai vous rendre ce que vous m'avez donnés".
Rachida Dati, soutien de Nicolas Sarkozy : "Malgré les outrances, les attaques, Nicolas Sarkozy a été très digne, très émouvant. A aucun moment il s'est défaussé."
Nadine Morano, soutien de Nicolas Sarkozy : "Quand on regarde ce qui se passe dans l'Union européenne, tous les exécutifs ont été balayés. Le score de ce soir nous montre que Nicolas Sarkozy a mieux tenu que les autres."
Jean-Pierre Raffarin, soutien de Nicolas Sarkozy : "Je craignais depuis l'été 2010 ce scénario. Je pensais que cette campagne tonique et énergique de Nicolas Sarkozy nous mettrait à l'abri de cette défaite. Je pense qu'il faut rassembler une grande force d'opposition républicaine, unie, rassemblée, mais diverse."
Jean-Marc Ayrault, soutien de François Hollande : "Il y a une autre élection à venir, les législatives. Ce soir, les Français ont choisi une conception républicaine de la Présidence, mais ils ont choisi un projet. Et pour l'appliquer, il faut qu'il y ait une majorité parlementaire, large."
Jean-François Copé, soutien de Nicolas Sarkozy : "Nicolas Sarkozy nous a réunis avec beaucoup de gravité. L'heure est à la mobilisation pour les législatives qui arrivent dans un mois. Je veux dire à celles et ceux qui partagent nos convictions qu'il faut se mobiliser, car je crois que ce n'est pas bien de donner tous les pouvoirs à la gauche."
Valérie Trierweiler, compagne de François Hollande : "Vous voyez ce film dans lequel le téléspectateur rentre et devient acteur, c'est un peu la même sensation. (...) Bernadette Chirac disait que Première dame consistait avant tout à se conduire en 'maîtresse de maison de l'Elysée'. Je ne crois pas que ce soit ça qui me convienne, je ne crois pas non plus que cela corresponde à notre époque, à ce qu'attendent les femmes."çais attendaient (...). J'ai la conviction qu'il sera un très grand président de la République."
Manuel Valls, soutien de François Hollande : "Je suis très ému. Pas seulement parce que François Hollande est élu, que la gauche renoue avec la victoire, mais parce que c'est François Hollande. Je ne l'ai rejoint que depuis quelques mois, mais il correspond à ce que les Français attendaient (...). J'ai la conviction qu'il sera un très grand président de la République."


