"Je préfére les vrais ennemis aux faux amis", répond Marine le Pen quand on lui demande pourquoi elle cible ses attaques sur Jean-François Copé et plus rarement sur François Fillon. Selon la présidente du Front national, qui fait sa rentrée politique ce week-end à la Baule, le secrétaire général de l'UMP "vient peut-être de perdre l'élection interne", qui doit désigner fin novembre le nouveau président du parti.
Jean-François Copé a accusé vendredi soir Marine Le Pen de "confondre laïcité et éradication des religions" après sa proposition d'interdire dans l'espace public, y compris dans "la rue", le voile religieux et la kippa. Une réaction qui, selon l'ex-candidate à la présidentielle, pourrait plier le match. C'est le "Mitt Romney de la politique française" rajoute-t-elle, devant les journalistes après son point presse, "François Fillon lui au moins reconnaît qu'il se sent plus proche de la doxa de gauche". A la tribune, Steeve Briois enfonce le clou : "Tant pis pour vous Monsieur Copé, Marine Le Pen sera candidate à la présidentielle contrairement à vous."
Marine Le Pen ne redoute pas un retour de Nicolas Sarkozy
Officiellement, la présidente du FN renvoie dos à dos les deux prétendants à la présidence de l'UMP, tous deux "européeistes" et surtout tous deux destinés par le fantôme de Nicolas Sarkozy, à être des "dirigeants par intérim". Marine Le Pen se frotte les mains, elle voit dans ce duel et la campagne interne se poursuivre "l'implosion du parti" qu'elle appelle de ses voeux depuis plusieurs mois. Quant au retour de Nicolas Sarkozy, elle "ne le redoute pas".
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