Nous vous en avons déjà parlé en février 2011 : en Equateur, une petite communauté dans tous les sens du terme - moins de 2 000 personnes, toutes de petite taille - ne connaît ni diabète, ni cancer. Intrigués par ces caractéristiques exceptionnelles, des scientifiques les suivent depuis maintenant plusieurs années. Après avoir mis au jour les raisons pour lesquelles ces Equatoriens étaient nains – ils présentent une anomalie du gène du GHR codant pour le récepteur de l'hormone de croissance – ils auraient aujourd'hui trouvé la clé du mystère concernant l'absence de cancer et de diabète…
Le biologiste Valter Longo et son équipe de la University of Southern California à Los Angeles, s'intéressent à cette population depuis 1988. Au cours de ce nouveau travail, ils ont sélectionné 99 membres. Ils ont découvert que leurs faibles concentrations d'IGF-1 (facteur de croissance de l'insuline) protégeaient leur ADN et favorisaient le déclenchement du processus d'apoptose. Or l'apoptose est une sorte de « suicide » cellulaire, qui joue en fait un effet protecteur. A l'état normal, les cellules finissent toujours par mourir. Lorsque le processus de l'apoptose ne joue pas, elles peuvent vivre indéfiniment, « dégénérer » et propager ensuite, d''éventuelles mutations cancéreuses....
Même durée de vie…
L'autre particularité de l'IGF-1 serait, par ailleurs, de permettre le maintien de faibles concentrations d'insuline dans le sang. Ce qui rendrait les sujets plus sensibles à cette hormone, expliquant ainsi l'absence de diabète.
Valter Longo et son équipe en concluent que « ces résultats éclairent le rôle de l'IGF-1 et du GHR dans la protection contre certaines maladies ». Ces caractéristiques uniques ne semblent pourtant n'avoir aucune incidence sur la longévité.
C'est là en effet, une autre particularité intéressante de ces petits Equatoriens : même s'ils ne connaissent ni cancer ni diabète, ils ne vivent pas plus longtemps que leurs compatriotes. A priori, leurs (...) Lire la suite sur destinationsante.com
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