La condamnation à deux ans de camp pour "hooliganisme" des jeunes femmes du groupe de rock russe Pussy Riot a suscité de vives critiques aux Etats-Unis et dans toute l'Europe, où des manifestations ont eu lieu pour dénoncer leur procès.
Le département d'Etat américain a dénoncé un verdict "disproportionné" et s'est dit "préoccupé" par "l'impact négatif sur la liberté d'expression en Russie".
Paris a également fustigé une sentence "particulièrement disproportionnée", notant toutefois que "la procédure n'est pas terminée, les voies de recours en Russie et à Strasbourg n'ayant pas été épuisées".
Une peine de prison "démesurée"
Pour sa part, la chancelière allemande Angela Merkel a critiqué une peine de prison "démesurée" qui "n'est pas en harmonie avec les valeurs européennes d'Etat de droit et de démocratie pour lesquelles la Russie s'est prononcée en tant que membre du Conseil de l'Europe".
"Une société civile dynamique et des citoyens engagés politiquement sont une condition nécessaire à la modernisation de la Russie et pas une menace pour ce pays", a ajouté la chancelière, ancienne citoyenne de l'ex-RDA communiste.
"Profondément déçue"
Londres a réagi à l'unisson des capitales européennes, estimant que "le verdict met en cause l'engagement de la Russie à protéger ces droits fondamentaux et les libertés".
Et le ministre tchèque des Affaires étrangères Karel Schwarzenberg a souligné qu'il n'arrivait pas "à imaginer un autre pays européen où l'acte reproché aux membres de Pussy Riot pourrait être considéré comme un crime".
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