La précarité énergétique gagne du terrain en France. Pour beaucoup de ménages, payer les factures d’électricité ou de gaz est désormais un souci quotidien. C’est même le premier motif de demandes d’aides recensées par les Centres communaux d’action sociale (CCAS), selon leur étude annuelle présentée hier. Et pour cause, à force de hausses répétées, le prix du gaz a augmenté de 31,2% entre 2008 et 2012. Plus largement, les deux tiers des CCAS observent une hausse des demandes d’aides.
Après l’énergie vient la question des loyers. Certains centres communaux s’inquiètent aussi de la «nette diminution» de la fréquentation des cantines scolaires ou des colonies de vacances pour des raisons financières. Aucun public n’est épargné par ces difficultés : les foyers avec enfants, les familles monoparentales et, surtout, les retraités sont de plus en plus fragilisés. Ainsi, plus de 60% des CCAS voient augmenter les demandes d’aides de personnes âgées isolées ou disposant de moins de 1 100 euros par mois.
Revenant sur les chiffres sur la pauvreté publiés par l’Insee début septembre, Patrick Kanner, président de l’Union nationale des CCAS (Unccas), a évoqué «une situation explosive». Le taux de pauvreté (personne vivant avec moins de 964 euros mensuels) est passé de 13,5% à 14,1% de la population. Mais le niveau de vie des 5% les plus aisés est reparti à la hausse (+ 1,3%). Pour Patrick Kanner, «on ne pourra pas longtemps tenir avec ces écarts entre riches et pauvres, qui sont indignes de la cinquième ou sixième puissance économique mondiale».
Retrouvez cet article sur Liberation.fr
Un supermarché casher attaqué à Sarcelles
«On prend toujours les musulmans pour des cons»
De nouveaux moyens pour les victimes de terrorisme
Dans l’hôtel quatre étoiles, le client esclavagiste est roi
Chez «Charlie Hebdo», «on s'habitue aux CRS devant la porte»


