Il semblerait que le street artist Banksy ait son pendant en Russie, où sévissent les travaux d'un certain Pavel 183, aka "P183".
Comme Banksy, Pavel 183 a décidé de maintenir son identité secrète. Mais pour lui, la comparaison s'arrête là : il n'aime pas être comparé au street artist britannique, riche à millions.
A ses graffitis percutants au pochoir, Pavel 183 allie un certain goût pour la mise en scène. Il mélange de manière complexe dessin, musique, vidéo, voire feu. Ses travaux sont toujours pensés avec ce qui se trouve autour, comme une réécriture du lieu. Le résultat est spectaculaire.
Pour ce travail, P183 explique : "La neige tombait, couvrant le square comme d'un grand papier blanc. Regardant par la fenêtre du plus haut étage, je n'ai pas pu m'empêcher de mettre du rêve dans la réalité. Au milieu de la cour se tenait un lampadaire qui ressemblait beaucoup à une branche de lunettes. La décision est venue tout de suite d'en faire une réalité."
Mais quand il ne parle pas de rêve, le spectacle mis en scène par Pavel est offensif : impressionnant mais agressif, dans ce genre qu'on pourrait qualifier de guerilla street art. Il se qualifie d'ailleurs lui-même d'activiste.
"Mon travail est politique et même plus que politique. Je ne vois pas grand chose de bon dans la politique de Poutine", dit-il au micro de la BBC. Pour lui la société passe avant les échéances politiques, raison pour laquelle, en 2011, il a consacré un de ses travaux aux élections législatives en Russie.
Les œuvres de Pavel ne nous donnent aucune information sur ses idées pour une nouvelle politique, mais la protestation y tient une place poignante.
"Cette œuvre est dédicacée à ceux qui brûlent les ponts et abandonnent tout pour créer un nouveau monde."
Voir aussi :
- Le dossier street art de Fluctuat
Retrouvez cet article sur fluctuat.net
Voir les photos sur Fluctuat
En images : Street art et panneaux de signalisation
Diaporama : Fred le Chevalier, un poète de rue
En images : New York, mecque du street art
Le dossier street art de Fluctuat



Il n'y a pas encore de commentaires