Ils n’avaient jamais travaillé ensemble, préférant chacun faire son chemin. Jusqu’à ce qu’une balade en Corse, côte à côte, leur donne l’idée de l’émission Flash Back. Il était temps.
Gala: Pourquoi avoir tant attendu pour travailler ensemble?
Patrick: Je crois qu’Arnaud a longtemps voulu voler de ses propres ailes. Ça fait maintenant presque quinze ans qu’il est dans la production audiovisuelle et il avait besoin de vivre sa vie.
Arnaud: J’avais envie depuis plusieurs années qu’on se retrouve, mais il fallait trouver une idée de collaboration. Je suis très fier de ce programme. Mais quelle pression! Mon père est très exigeant.
Gala: Vraiment?
Patrick: Non. J’ai toujours été ouvert. J’ai laissé à mes enfants la possibilité de faire ce qu’ils voulaient, d’aller vers leur propre destin. Les parents n’ont pas à forcer la route, elle se fait d’elle-même. Je me souviens qu’Arnaud, petit, répétait qu’il ne ferait jamais de télévision.
Arnaud: J’en étais persuadé!
Patrick: Je n’ai rien dit. Quelques années plus tard, il m’a annoncé qu’il venait d’être engagé par la chaîne Histoire. J’étais content parce qu’il avait fait son propre chemin, sans moi. Je sais que, tout petit, il détestait l’idée d’être le fils de PPDA. Il s’est débrouillé tout seul.
Gala: Jamais de piston?
Arnaud: Ah non! Surtout pas! Enfin, je l’espère…
Gala: Quel rapport avez-vous entretenu, enfant, avec votre père?
Arnaud: Quand j’étais petit, mon père était souvent absent. J’aurais aimé passer plus de temps avec lui.
Patrick: Pendant trente ans, je rentrais rarement à la maison avant 22 heures. Je n’ai pas beaucoup assisté à leur enfance. J’étais parfois envieux de ceux qui pouvaient coucher leurs enfants, leur raconter une histoire. C’était un manque.
Gala: C’est un temps que vous rattrapez aujourd’hui?
Arnaud: Oui. On se voit souvent.
Patrick: C’est tout récent, mais c’est formidable. Quand je vais au bureau, je sais que j’ai une chance sur deux de le croiser (...)
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