Avec 35% des voix au premier tour, le PS fait bonne figure et appelle à maintenir la mobilisation dimanche. Objectif : éviter la pression des alliés écologistes dans la nouvelle Assemblée.
Pour le Parti socialiste, les ennuis commencent. Après un premier tour plus favorable que ne le laissaient envisager les sondages, les socialistes ont du pain sur la planche pour maintenir la mobilisation avant dimanche et décrocher le Graal : la majorité absolue à l’Assemblée nationale sans dépendre de leurs alliés écologistes. «Le changement vient de commencer, il doit s’engager dans la durée», a insisté le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, lors d’une très brève déclaration à Matignon. «Si vous voulez aider le président de la République, allez voter la semaine prochaine et confortez la gauche et les partis de gauche», a intimé de son côté la première secrétaire du PS, Martine Aubry.
Le 22 avril, au premier tour de la présidentielle, François Hollande avait rassemblé 28,6% des suffrages sur son nom. Six semaines plus tard, le PS, allié avec le Parti radical, tourne, selon TNS Sofres, autour de 35% des voix, faisant jeu égal avec l’UMP alors qu’ils ne sont présents que dans 466 circonscriptions sur 577. Il y a cinq ans, la gauche tous partis confondus avait atteint 36% contre 45,2 % pour l’UMP. «Le PS et ses alliés progressent d’environ 10 points par rapport à 2007», s’est félicité le député européen Harlem Désir. Pour TNS Sofres, la projection en nombre de sièges socialistes dans la future Assemblée oscille entre 285 et 320 sièges, contre 204 dans la chambre sortante. Soit, même dans l’hypothèse basse, la majorité absolue de 289 sièges totalement jouable.
«Bon sens». Avec les écologistes et le Front de gauche, la gauche pourrait disposer de 300 à 355 élus. Pour Laurent Fabius, les Français ont choisi «la cohérence, pas la différence, pas le blocage». Le ministre des Affaires étrangères, réélu dès le premier tour en Seine-Maritime, a loué leur «bon sens» électoral. Mais, vu (...)
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