Xi Jinping, le prince rouge de la puissance montante chinoise, doit rencontrer aujourd’hui, à la Maison Blanche, le président américain, Barack Obama. Les désaccords qui minent les relations entre les deux titans de l’économie mondiale, tant dans les domaines économique que commercial, diplomatique et militaire, seront auscultés avec la lucidité toute diplomatique qui caractérise les deux hommes. De répression des dissidents, il sera sans doute peu question, et il est peu probable que pour sa part, le vice-président chinois Xi Jinping réitère l’esclandre qu’il avait provoqué en 2009, lors d’une visite au Mexique, où il avait parlé des «étrangers paresseux au ventre plein qui n’ont rien d’autre à faire que de montrer la Chine du doigt !»
Pragmatisme. Xi a souligné hier, dans une interview au Washington Post,«la grande interdépendance économique» des deux pays et souhaité que les différents sino-américains se règlent calmement, et surtout «sans miner la coopération commerciale». Un pragmatisme que partage Barack Obama, par ailleurs avide de rencontrer l’homme qui dirigera la Chine ces huit prochaines années.
Xi Jinping, 58 ans, fils d’un des révolutionnaires fondateurs de la République populaire, est d’une loyauté sans bornes au Parti communiste, auquel il a adhéré alors que son propre père était persécuté par Mao. Il accédera bientôt au pupitre suprême, puisqu’il doit remplacer cet automne l’actuel secrétaire général du PC, Hu Jintao, si la succession programmée se déroule comme prévu. Puis Hu lui cédera son poste de président en mars 2013, et enfin celui de chef de la Commission militaire un peu plus tard.
Le futur numéro 1 chinois aura certainement à expliquer à ses homologues américains le veto mis par son pays à la dernière résolution de l’ONU sur la Syrie. Un geste singulier puisque, contrairement aux sept fois précédentes où Pékin a usé de son veto «les intérêts nationaux vitaux de la Chine n’étaient pas en jeu», note l’universitaire britannique Steve (...) Lire la suite sur Liberation.fr
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