Le procès de quatre dirigeants de Sup de Co Amiens et de l'association de cette école de commerce a débuté mercredi à Amiens en correctionnelle pour harcèlement moral à l'encontre de plusieurs salariés, après le suicide d'une ancienne directrice.
Le procès, qui devait initialement s'ouvrir en janvier 2010, avait été reporté à deux reprises pour raisons de procédure. Dans la matinée de mercredi, les avocats de la défense ont demandé que la procédure et les gardes a vue soient annulées, laissant planer un temps la menace d'un nouveau report. Mais les juges rendront finalement leur décision sur ces requêtes en même temps que leur jugement sur le fond.
Les quatre hauts responsables de l'école encourent jusqu'à un an d'emprisonnement et 15 000 euros d'amende.
Il s'agit de Jean-Louis Mutte, directeur général de Sup de Co, Isabelle Mathieu, directrice administrative et financière, Georges Pouzot et Roger Davis, respectivement directeur délégué de l'Institut supérieur d'administration et de management (ISAM) et directeur délégué de l'Ecole supérieure de commerce (ESC), deux entités du groupe. L'association Sup de Co encourt, elle, jusqu'à 75 000 euros d'amende.
Défenestrée depuis son bureau
Bernard Désérable, président de la Chambre de commerce et d'industrie, comparaît également en tant que personne morale représentant l'association qui chapeaute le groupe.
Le 23 juillet 2009, Mireille Dimpre, une ancienne membre du comité de direction de 48 ans, qui avait mal vécu sa rétrogradation, selon l'accusation, s'était défenestrée depuis son bureau, au deuxième étage du bâtiment principal.
«Son suicide est lié à son travail exclusivement», a martelé sa soeur Brigitte en arrivant au palais de justice. «Je veux comprendre ce qui s'est passé, comment, alors qu'elle était numéro deux en 2002, elle a pu se jeter par la fenêtre sept ans plus tard, pourquoi ils n'ont pas (...) Lire la suite sur Liberation.fr
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